pic à pic

Titre bizarre qui signifie tout simplement que nous examinons ici la tendance de l’anomalie de température de la basse troposphère, selon RSS, du pic d’avril 1998 au pic de février 2016, soit pendant 18 ans environ.

pic à pic

On ne pourra plus dire qu’on part d’un pic pour « favoriser » la tendance, ainsi que se plaisent à persifler certains alarmistes, puisque cette fois, à l’arrivée, on a aussi un pic et même un plus haut.

La tendance « phénoménale » du réchauffement de la basse troposphère, qui devrait suivre la température de surface au plus près, atteint 0.021°C/décennie, soit une valeur très proche de zéro.

On peut ainsi confirmer le fait qu’il y a bien une pause du réchauffement climatique depuis 1998, aux incertitudes près évidemment, mais qui vont dans les deux sens, selon cette base de données.

Enfin d’un autre côté cette version 3.3 de RSS n’est pas encore passée à la moulinette de la karlisation.

Rassurez-vous, comme dans d’autres domaines, on ne veut plus voir qu’une seule tête.

Et la prochaine version rentrera, à coup sûr, dans le rang, non mais!

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indicateurs climatiques de mai 2016

Bonne baisse de l’anomalie de température globale selon NCEP, à 0.60°C, soit 0.18°C de moins qu’en avril 2016.

Ceci n’empêche pas le mois de mai 2016 de battre le record des mois de mai les plus chauds, puisque le deuxième plus chaud, en 2014, atteignait 0.44°C seulement.

Mais on quitte, on espère définitivement, les anomalies très élevées des mois derniers.

Par exemple celle de février avait atteint la bagatelle de 0.915°C par rapport à la moyenne 1981-2010.

Pour l’anecdote, cela va rafraîchir les ardeurs des alarmistes qui dansaient déjà la gigue sur l’air du « voyez bien qu’il n’y avait pas de pause ».

Comme si une pause dans le réchauffement de surface était impossible alors que la variabilité naturelle l’autorisait bien évidemment.

Bref, passons, laissons les alarmistes là où ils sont, dans la bienpensance du consensus.

Sinon, pour les mois suivants, si on se base sur l’ENSO et le décalage de 2 à 3 mois avec la température globale, on devrait avoir en juin une anomalie de 0.45 + 0.08 °C et en juillet 0.30 + 0.08°C.

 

On suivra tout çà ainsi que l’évolution de l’ENSO, décidément décisif pour expliquer les anomalies de température sur le globe, en dehors des évolutions à plus long terme.

ENSO qui, c’est ballot, évoluerait vers une Niña moyenne, au lieu de se plier aux désirs des alarmistes qui auraient bien rajouté une couche de Niño.

0516 ncep

 

 

 

0516 évolution ano

 

données satellitaires

 

La basse troposphère tant globale que tropicale marque également le coup en se refroidissant sérieusement, et semble t-il, plus rapidement que pendant l’épisode précédent de 1998.

Cette baisse de température confirme les chiffres donnés plus haut pour la surface.

 

0516 rss

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indicateurs climatiques d’avril 2016

Il a toujours fait très chaud sur le globe, bien qu’en France on ne s’en soit pas trop aperçu.

Selon NCEP, l’anomalie globale est encore très élevée, 0.78°C, et bat, évidemment, un nouveau record , le dernier datant d’avril 2010 avec 0.51°C.

Notons toutefois que cette anomalie baisse sensiblement par rapport aux deux mois derniers (0.91°C et 0.88°C).

Régionalement, l’anomalie sur l’hémisphère nord est en baisse très sensible avec 0.88°C, rejoignant ainsi le niveau de septembre 2015, prélude aux sommets qu’on a pu observer, notamment en février avec 1.30°C.

L’hémisphère sud a subi une poussée de fièvre avec 0.67°C d’anomalie battant ainsi  les records mensuels tous mois confondus (par rapport à 1981-2010).

L’épisode El Niño un des principaux responsables, avec le blob, de la vague de chaleur globale, s’éteint doucement.

Il devrait laisser la place à la Niña, pour l’instant prévue plutôt de moyenne intensité, pour cet automne.

La température globale devrait donc diminuer régulièrement par la suite mais ceci n’empêcherait pas 2016 d’être une année record, de ce point de vue.

Mes prévisions pour 2017 penchent vers une température proche de celle de 2013, en  forte baisse par conséquent.

Espérons qu’elles se vérifieront.

 

0416 ncep

 

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indicateurs climatiques de mars 2016

Après un mois de février très chaud (0.915°C), mars 2016 reste sur la même ligne.

Avec 0.88°C d’anomalie globale par rapport à 1981-2010 selon NCEP, ce mois explose le précédent record établi en mars 2010 à 0.46°C.

La moyenne depuis le 1er janvier s’établit à la valeur faramineuse de 0.835°C.

Rappelons simplement qu’en 2015, la moyenne pour la même période s’établissait à 0.33°C, soit une élévation de 0.5°C….

Pour la suite, il semble pour le moment que la température baisse très lentement.

Par exemple, pour les deux premiers jours d’avril, l’anomalie globale s’établit à 0.70°C.

C’est encore très élevé mais on est sur la bonne voie (l’espoir fait vivre…)

 

0316 ncep

plus de détails à venir…

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karlisation des données climatiques

 

Je m’étonnais récemment que les mesures de température de la troposphère par satellite échappaient encore à la frénésie de corrections diverses, allant toutes dans le sens d’un réchauffement accru du climat.
Dans ces corrections Thomas R. Karl (Director, NOAA’s National Centers for Environmental Information) a été particulièrement actif.
Après ses corrections miraculeuses (et très contestables), fini le hiatus, et même fini le ralentissement du réchauffement.
Evidemment les réchauffistes habituels, tels Gavin Schmidt, ont embrayé immédiatement, sans se poser de question, à tel point que les données de Karl ont été adoptées sur le champ dans la base de données de la NASA, sans moufter.
Diable comprenez, les corrections allaient dans le bon sens.
On ne comptait plus, jusqu’à Karl, les tentatives diverses pour expliquer pourquoi les observations ne correspondaient pas aux modèles.
Je n’ai pas fait le compte exact, car je ne passe pas mon temps à çà, mais on pouvait en compter certainement plus de 10.
Mais avec Karl on a franchi un pas supplémentaire dans la mise au pas de ces vilaines données récalcitrantes, d’où ce terme de karlisation, qui je pense, va finir par avoir un succès fou.

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Les données satellites, comme je l’ai dit plus haut, échappaient, on se demande pourquoi dans ce contexte, à cette mise au pas.
Eh bien depuis peu, c’est fini.
Carl Mears et Frank Wentz, responsables des données RSS, nous ont trouvé, avec leur version 4, un beau réchauffement de la moyenne troposphère alors que leur version précédente 3.3 était remarquablement plate.
Voir ce graphique, très révélateur, ci-dessous:

RSS 4 vs 3.3

Evidemment, tout le monde n’est pas d’accord avec cette nouvelle version et en particulier Spencer et Christy  qui sont responsables de l’autre base de données satellite: UAH.
Et leurs arguments me semblent convaincants ainsi qu’à Judith Curry.
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Enfin, eux, ils sont sceptiques, comprenez.
Alors il s’agit de la moyenne troposphère, mais soyons sûrs que la basse troposphère de RSS va bientôt rejoindre les autres mis au pas.

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Je ne suis en aucun cas sceptique, mais par contre, lorsque toutes les corrections, je dis bien toutes, vont toujours dans le même sens, c’est-à-dire dans le sens du réchauffement, je dis que c’est très très improbable statistiquement parlant que toutes les erreurs faites aient occasionné des biais froids.
Par exemple, si on a une chance sur deux de se tromper dans un sens, pour 10 corrections on a une chance sur 1024 de se tromper toujours dans ce sens.
Bien entendu tout cela ne renforce pas la crédibilité d’un discours alarmiste qui en rajoute, à chaque jour qui passe, une couche, histoire de convaincre les décideurs d’agir, enfin.

Ces alarmistes, dont certains se disent scientifiques, font partie des gens qui ne comprennent décidément pas que: trop c’est trop.

Il est tout de même malheureux qu’une chose aussi importante que l’évolution climatique soit supervisée par des gens aussi mal avisés et orientés.

Et il y a de quoi se poser des questions quand on constate la mainmise de gens comme Schmidt et Karl sur les deux organismes américains s’occupant des observations et des données du réchauffement climatique…

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février 2016 affole les thermomètres

0216 au 22

 

On n’avait jamais pu observer de telles anomalies globales qu’en ce mois de février 2016.

Au 22, la moyenne s’élève déjà à 0.81°C selon NCEP et les derniers jours sont en hausse continue avec des anomalies dépassant allègrement +1°C par rapport à la moyenne 1981-2010.

L’anomalie mensuelle la plus élevée appartenait auparavant à octobre 2015 avec 0.77°C.

Avec un tel début d’année en fanfare, il se confirme que l’année 2016 va battre, probablement, le record de 2015, lui-même déjà très élevé.

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indicateurs climatiques de janvier 2016

Mois encore très chaud.
L’anomalie de température selon NCEP s’élève à 0.71°C par rapport à 1981-2010 et bat le record de janvier 2010 de près de 0.4°C.
Ce mois s’inscrit donc dans la continuité des précédents et contribue à constituer un palier à un niveau jamais vu de mémoire d’homme.
L’épisode El Niño reste très fort mais a désormais bien entamé son déclin.
Les alizés se remettent à souffler et la convection s’est fortement accentuée dans la troposphère.
Le reste de l’année devrait être influencé par la diffusion de la chaleur du Niño sur le globe et en même temps par une perte de chaleur conséquente vers l’espace, prélude à un refroidissement ultérieur.
Il devrait aussi être influencé par l’évolution de l’anomalie du Pacifique Nord-Est.
Au final, 2016 devrait être au moins aussi chaude que 2015, comme nous le verrons prochainement.

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anomalie de température de surface selon NCEP

0116ncep
estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.71°C (plus chaud)
HN: 1.07°C
HS: 0.37°C

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mois de janvier 2016 dans la perspective de 2015

 

2015-2016

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mention spéciale pour l’Arctique

 

0116 temp arctic

Avec une anomalie effrayante de 5.6°C au dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de janvier arctique est le plus chaud depuis au moins 1948.
Certes la température a été largement négative avec -18.1°C mais pour une normale à -23.7°C.

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mesures satellitaires

 

El niño commence enfin à transmettre une énergie considérable dans l’atmosphère et ceci marque le début de sa fin puisque c’est la convection qui est seule capable de consommer, rapidement, la chaleur océanique en excès.
Ces chiffres sont provisoires (moyenne terres et océans) mais sont proches des définitifs.
En zone tropicale l’anomalie de la basse troposphère, selon RSS, est de 0.91°C alors que pour le global çà monte considérablement aussi à 0.67°C.

 

0116rss

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évolution des banquises

Dans ces conditions la banquise arctique a particulièrement souffert.
Son extension actuelle est en dessous de celle de 2012.

0116 sea ice arctic

 

ENSO

 

selon le site australien de météorologie:

El Niño demeure fort mais continue son déclin graduel.
Les modèles climatiques suggèrent un retour en zone neutre au second trimestre 2016.
Près de l’équateur la surface du Pacifique s’est refroidie de 0.5°C depuis le pic de décembre.
Sous la surface des eaux plus froides que la moyenne s’étendent maintenant dans le Pacifique central.
dans l’atmosphère les alizés soufflent maintenant normalement bien que le SOI ait été fortement négatif dans les dernières semaines.
en se basant sur les 26 épisodes Niño depuis 1900, environ 50% ont été suivi d’une année neutre et 40% d’une Niña.
les modèles suggèrent que l’état neutre est le plus probable pour la seconde moitié de 2016 suivie par la Niña avec un nouveau Niño (dans la foulée) très improbable.

 

0116nino34 0116soi 0116subsurf

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une explication du record de température en 2015

 

Cette année 2015 est, du point de vue des températures de surface, la plus chaude jamais relevée.
Tous les organismes de mesure sont d’accord.
Par exemple, selon la NOAA, l’anomalie de 2015 (par rapport à 1901-2000) s’élève à 0.90°C, pour 0.74°C en 2014, soit une différence de 0.16°C entre ces deux années consécutives.
Si on compare à la moyenne des 10 années précédant 2014, soit de 2004 à 2013, la différence s’élève à 0.28°C.
Alors que se passe t-il?
Assistons-nous à une brutale accélération du réchauffement climatique (RC)?
Est-ce de la variabilité naturelle?

La tendance depuis 30 ans, soit de 1986 à 2015, est de 0.16°C/décennie.
C’est cette tendance qui fait foi pour mesurer le RC, en ce qui concerne le côté température de surface.
Entre 2014 et 2015, cette tendance nous permet de dire qu’on peut attribuer 0.16°C/10 = 0.016°C, soit 10%, seulement, au RC.
Par rapport à la tendance linéaire on est à 0.15°C environ.

 

noaa

Pour évaluer l’anomalie par rapport à l’époque préindustrielle, on ne peut que se reporter à la base HadCRUT4 du Hadley Center qui remonte à 1850.
Cet organisme considère 1850-1899 comme période préindustrielle.
L’anomalie de 2015 par rapport à cette référence est de 1.06°C.

 

Had

aa

analyse de l’anomalie globale de 2015 par huitième de la surface globale

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ncep par huitième

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Il paraît évident, à la simple vision de la carte d’anomalie de 2015 selon NCEP, ci dessus, qu’une zone a été particulièrement chaude au cours de cette année.
Il s’agit du huitième de la surface terrestre compris entre 180E et 270E dans l’hémisphère nord.
On l’appellera la zone Pacifique nord-est (PNE)

Si on calcule les anomalies de 2015 par rapport à 2013, choisie comme année de référence, afin de déterminer ce qui se passe de vraiment particulier au cours de 2015 (2014 étant plus « normale » mais on aurait pu prendre à partir de 2014 cela ne changerait pas grand chose), on constate que le PNE représente 71% de l’anomalie globale (AG)
Les deux zones plus à l’est sont chaudes également, mais moins, avec respectivement 29 et 19% de l’AG.
Quant au reste, c’est-à-dire plus de la moitié de la surface terrestre, il représente un total de -19%…
Le réchauffement de 2015 est donc très hétérogène.
Il est principalement tiré vers le haut par le PNE, siège d’un phénomène très inhabituel, le blob, comme nous l’avons vu précédemment, ainsi que d’une partie du El Niño actuel.
Il n’y a aucun forçage radiatif de long terme (tel celui des GES ou autre) qui puisse être à l’origine d’une telle anomalie sur un huitième de la surface terrestre.
L’upwelling d’eaux profondes chaudes de la warm pool située dans le Pacifique tropical ouest, tout d’abord en 2014 dans le PNE, puis en 2015 plus spécifiquement dans le Pacifique Est (El Niño) pourrait être à l’origine de cette anomalie du PNE.
Ce déversement d’eaux chaudes signifie un fort réchauffement de la surface mais aussi une perte de chaleur importante de la warm pool.
Concernant 2016, El Niño devrait achever de dissiper sa chaleur sur le reste du globe et donc avoir tendance à faire monter la température globale.
Mais cette chaleur semble a priori plus faible qu’à la fin de 1997 et la variation de température globale devrait être également plus faible.
C’est donc l’évolution du blob qui va faire que l’année 2016 sera un nouveau record, ou pas.
La chaleur présente dans cette zone, au niveau de l’océan, semble diminuer.
Elle ne peut que le faire bien sûr mais à quel rythme?
Ce point est étudié dans le blog de Bob Tisdale, qui, bien que climato sceptique (Oh le vilain!), fait des analyses assez fouillées et objectives, de mon point de vue, de tous ces phénomènes.

En conclusion, 2015, sur le court terme, n’a pas été une année record à cause du réchauffement climatique du moins dans ces proportions.
Une bouffée de chaleur débutant en 2014 et venue de la warm pool du Pacifique a permis ce nouveau record.
Il faut considérer les prises de position de climatologues minorant l’effet de la variabilité en la ramenant au seul El Niño et soulignant l’effet ultra majoritaire du réchauffement climatique avec beaucoup de circonspection.
Cette année 2015 a dépassé, selon les bases de données récemment modifiées, la température préindustrielle de 1.06°C.
Sur ces 1.06°C, 0.91°C peuvent être imputables au RC (dont une variabilité naturelle de long terme mal appréhendée) et 0.15°C à la variabilité interannuelle.

 

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indicateurs climatiques de décembre 2015

Encore un mois très chaud, le plus chaud mois de décembre jamais estimé par NCEP.
L’épisode El Niño en cours est suspecté être à l’origine de cette anomalie très élevée (En plus du réchauffement climatique mais est-ce la peine de le rappeler à chaque fois?)
C’est possible, bien sûr, quoique l’habituel délai de quelques mois (jusqu’à 6 pour 97/98) entre ENSO et température globale soit cette fois absent, la température globale semblant en prise directe avec ce qui se passe dans le Pacifique équatorial.
Il est à noter d’ailleurs que la convection tropicale n’a toujours pas démarré franchement (voir RSS).
En ce qui concerne l’épisode en cours, il semble avoir passé son maximum, si on s’en tient à quelques indicateurs comme les SST en zone 34 ou la chaleur océanique, ou encore la remontée de la thermocline à l’Est de la zone.
Les prochains mois seront décisifs pour voir si on s’oriente vers une libération de chaleur dans l’atmosphère globale du style de 97/98 ou si la température globale continue de suivre l’épisode, à la baisse cette fois.
Il est clair que si on est comme en 97/98, 2016 sera plus chaude encore que 2015.

 

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anomalie de température de surface selon NCEP

1215ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.70°C (plus chaud)
HN: 0.97°C
HS: 0.46°C

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Pour l’année 2015 l’anomalie globale atteint la valeur de 0.463°C, soit la plus chaude jamais relevée par NCEP depuis 1948, la deuxième étant 2005 avec 0.345°C.

Si on regarde sur les 10 ans entre 2005 et 2015, cela fait une augmentation d’à peine 0.11°C ce qui relativise un peu.
Nous verrons prochainement que l’année 2016 a de bonnes chances d’être plus chaude encore, quoique l’augmentation actuelle déjà très forte peut rendre perplexe.

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mesures satellitaires

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Nette augmentation de la température globale de la basse troposphère selon RSS avec 0.54°C.
Au dessus des tropiques l’augmentation est nettement plus faible et on est encore loin d’atteindre les valeurs relevées lors de l’épisode Niño de 2009-2010.

1215RSS

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ENSO

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Selon le site australien de météorologie:
Nombre d’indicateurs de l’ENSO suggèrent que le pic d’activité a été franchi il y a quelques semaines.
Ces indicateurs suggèrent également que cet épisode se classe parmi les trois plus forts de ces 50 dernières années.
Les modèles climatiques suggèrent que l’oscillation devrait passer neutre au cours du mois de mai 2016.
Dans le Pacifique oriental et central, les températures océaniques tant en surface qu’en profondeur, ont refroidi au cours de ces dernières semaines.
De récentes « rafales » de vents d’ouest ont quelque peu ralenti la décroissance de l’épisode.

 

1215nino34

anomalie de température de surface zone 34

 

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1215subsurf

anomalie de température en profondeur: on voit nettement l’épaisseur de la zone chaude diminuer tandis que la thermocline se soulève à l’est et l’anomalie froide progresse rapidement.

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indicateurs climatiques de novembre 2015

Encore un mois très chaud avec une anomalie de 0.68°C (par rapport à 1981-2010) soit la deuxième anomalie la plus élevée jamais enregistrée tous mois confondus.
Le très fort El Niño que nous connaissons est grandement responsable de la valeur très élevée de cette anomalie puisqu’on peut lui attribuer environ 0.2°C, soit près de 30% de l’anomalie globale.
Notons que le Blob, l’anomalie chaude du Pacifique nord-est, semble présenter un gros signe de faiblesse, ce qui pourrait expliquer le fait que l’anomalie globale soit plus faible que le mois dernier.
L’épisode Niño semble être très près de son maximum, et s’il s’arrête là, il sera légèrement moins fort que son aîné de 1997-1998.
D’après les modèles on devrait assister à une décroissance rapide de l’épisode, débutant peut-être même au cours de ce mois de décembre.

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anomalie de température de surface selon NCEP

1115 ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.68°C (plus chaud)
HN: 0.99°C
HS: 0.40°C

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mesures satellitaires

1115 rss

 

la basse troposphère peine vraiment à se réchauffer malgré le Niño.
Mais cela commence quand même à monter sérieusement dans les tropiques, preuve que les phénomènes convectifs vont s’amorcer avec la baisse du Niño et le retour des alizés.

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ENSO

1115 nino34

selon le site australien de météorologie:

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« A strong El Niño persists in the tropical Pacific Ocean. The event is comparable to the record events of 1997–98 and 1982–83. International climate models suggest that El Niño SSTs are approaching their peak, and will decrease in the first quarter of 2016. With such warm SSTs, models suggest the tropical Pacific is unlikely to return to neutral until at least autumn 2016, although impacts on Australian climate are likely to decline prior to this. »

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concernant les modèles on serait en moyenne à un indice de 1.3 en avril 2016

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