indicateurs climatiques de novembre 2019

(définitif)

anomalie de température globale selon NCEP par rapport à 1981-2010: 0.58°C

Dans le détail:

HN: 0.73 °C

HS: 0.43 °C

Arctique: 2.30°C

tropiques: 0.50°C

Antarctique: 1.14°C

sans les pôles: 0.44°C

Mois anormalement chaud, en 3ème position des novembre les plus chauds derrière 2015 et 2016.

Notons que même sans les pôles, l’anomalie reste très forte, en 2ème position derrière 2015.

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indicateurs climatiques: du 15 au 21 novembre 2019

 

anomalie de température globale selon NCEP par rapport à 1981-2010: 0.56°C

Dans le détail:

HN: 0.72 °C

HS: 0.41 °C

Arctique: 3.72°C

tropiques: 0.48°C

Antarctique: 0.40°C

 

global sans les pôles: 0.37°C

 

L’anomalie globale du 1 au 21 s’élève à 0.57°C, sans les pôles à 0.44°C.

 

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Responsabilité du traitement des aérosols dans la très forte sensibilité climatique des CMIP6

Selon cet article, la nouvelle façon de traiter l’effet des aérosols sur le climat, notamment par leur action sur la microphysique des gouttelettes constituant les nuages, serait suspectée être la responsable principale de la forte augmentation de sensibilité climatique des CMIP6 par rapport aux CMIP5.

Du moins en ce qui concerne le modèle utilisé par les auteurs mais cela pourrait être également le cas pour d’autres modèles.

Si cela est le cas, on peut être dubitatif en s’appuyant sur le fait que les variations de température simulées dans l’hémisphère nord, où les émissions d’aérosols ont le plus varié, sont très différentes des observations après 1980 environ.

Voir ce graphique déjà publié dans un article récent.

Affaire à suivre bien sûr.

Comme suggéré par un lecteur on pourra lire un post très intéressant de Gavin Schmidt sur Realclimate concernant ces nouveaux CMIP6.

Il me semble également assez dubitatif, mais ce n’est qu’une impression.

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indicateurs climatiques: du 8 au 14 novembre 2019

anomalie de température globale selon NCEP par rapport à 1981-2010: 0.45°C

Dans le détail:

HN: 0.54 °C

HS: 0.37 °C

Arctique: 1.76°C

tropiques: 0.50°C

Antarctique: 0.84°C

 

global sans les pôles: 0.35°C

 

L’anomalie globale du 1 au 14 s’élève à 0.58°C, sans les pôles à 0.47°C.

 

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indicateurs climatiques: du 1 au 7 novembre 2019

 

anomalie de température globale selon NCEP par rapport à 1981-2010: 0.71°C

HN: 0.89°C

HS: 0.52°C

Arctique: 1.56°C

tropiques: 0.55°C

Antarctique: 1.80°C

anomalie sans les régions polaires: 0.60°C

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Deux nouveaux modèles climatiques…

Anglais cette fois mais les conclusions sont les mêmes que celles des modèles français, à savoir une sensibilité climatique revue très fortement à la hausse.

Il s’agit du UKESM1 et du GFDL’s CM4.0.

Plutôt que de faire un résumé je vous invite à lire les « abstract ».

D’emblée on peut dire que cette génération de modèles est plus complexe que la précédente, le contraire eut été étonnant.

Mais il est bon de revenir sur ce passage du premier abstract:

« Overall the model performs well, with a stable pre‐industrial state, and good agreement with observations in the latter period of its historical simulations. However, global mean surface temperature exhibits stronger‐than‐observed cooling from 1950 to 1970, followed by rapid warming from 1980 to 2014.  »

Donc on dit d’abord qu’il y a un bon accord entre le modèle et les observations mais après, eh bien,  en fait non!

Ce graphique, issu de leur texte, est encore plus parlant:

Le bleu c’est le modèle, le noir les observations issues de HadCRUT4.

De 1975 à 2014 (d’ailleurs pourquoi s’arrêter en 2014?) on peut évaluer à 0.30°C par décennie la tendance du modèle.

Si on prend NASA-GISS par exemple, qui est plus global que HadCRUT4, la tendance est de 0.17°C/décennie.

On peut donc dire que le modèle voit un réchauffement presque deux fois plus fort que la réalité.

Tu parles d’un « matching »!

Bon, nos amis du MetOffice, qui ont créé ce chef d’oeuvre, indiquent une sensibilité climatique rien moins que 5.4 °C.

Si on ose une règle de trois au regard des tendances, la sensibilité serait plutôt de l’ordre de 3°C.

Je ne vais pas gloser d’avantage car il y a sans doute des choses très intéressantes en dehors de la conclusion finale.

Mais on pourra s’étonner que différents labos, chacun dans leur coin (mais est-ce vrai qu’ils sont chacun dans leur coin?) nous trouvent maintenant des sensibilités du climat qui dépassent, de loin, la valeur la plus haute de la fourchette indiquée dans l’AR5 (de 1.5 à 4.5°C).

Enfin ne soyons pas complotistes, c’est très mal vu.

Mais à ce rythme on peut penser que les CMIP7, les CMIP8, etc., vont nous trouver des sensibilités de 7, 10°C ou plus (?).

Mais dans ce cas, et si c’est vrai, eh bien, on est foutus!

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Nouveaux modèles climatiques (CMIP6) du CNRM et de l’IPSL

Ainsi donc les deux organismes français constructeurs de modèles climatiques, j’ai nommé le CNRM et l’IPSL, ont frappé un grand coup.

Avec force conférences de presse et articles dans les médias, ils ont annoncé les résultats spectaculaires de leurs nouveaux modèles CMIP6 (remplaçant les CMIP5).

Et, comme on pouvait s’y attendre, ces résultats ne sont pas bons.

En effet la sensibilité climatique, paramètre qui décrit l’augmentation de température globale suite à un doublement de la teneur en CO2, a sérieusement été boostée.

Pour l’IPSL qui avait déjà une sensibilité pour les CMIP5 de 4.1°C, on est passé à 4.8°C.

Mais pour le CNRM qui avait une sensibilité « raisonnable » de 3.3°C, on est passé, carrément, à 4.9°C.

Ces sensibilités élevées mènent à des températures en 2100, très très élevées dans le cas du scénario le plus sévère RCP8.5 (ou SSP 8.5 ?).

On arrive à des températures globales de l’ordre de 6 à 7°C supérieure à la moyenne 1850-1899.

Donc 5 à 6°C par rapport à la température actuelle.

Voir les graphes ci-dessous :

Cependant, selon les modélisateurs :

« Les raisons de cette plus grande sensibilité et son impact sur les projections ne sont néanmoins pas encore très clairs. »

C’est quand même dommage qu’on sorte des résultats sans connaître le pourquoi de ce qui a changé.

On peut considérer que, quelque part, c’est un peu précipité même si, certainement, il y a quelque travail derrière tout cela.

Toutefois, ils sont dans l’air du temps.

En effet, le réchauffement climatique c’est toujours plus.

Des observations de température toujours revues à la hausse, et des modèles, qui, génération après génération, prévoient toujours plus de réchauffement futur.

Je me faisais la réflexion que, lorsqu’on se trompe, on peut se tromper dans un sens comme dans l’autre.

Mais non, dans ce qui nous occupe, on se trompe toujours par défaut.

Enfin, il y a peut-être des raisons objectives, mais on aimerait bien les connaître.

Dans un prochain article  j’exposerai à nouveau les résultats du modèle climat-evolution (légèrement remanié) mais je ne prétendrai nullement qu’il représente la vérité, évidemment.

lien:

Paris,17/09/2019 Conférence de presse Changement climatique : les résultats des nouvelles simulations françaises

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