indicateurs climatiques d’octobre 2018

L’anomalie globale selon NCEP par rapport à 1981-2010 s’élève à 0.50°C, en augmentation donc.

Ce mois d’octobre est à la 5ème place des octobre les plus chauds.

Dans le détail:

HN:0.80°C

HS:0.20°C

Arctique:3.30°C

Tropiques: 0.32°C

Antarctique: 0.54°C

On notera une très forte anomalie sur une immense région allant du pôle nord vers 45°N, à l’exception d’une zone « américano-atlantique ».

Cette zone, couvrant 16% de la surface terrestre, présente une anomalie de 3°C.

Son poids dans l’anomalie globale est de 0.46°C environ.

On notera que l’épisode Niño se développe brutalement, laissant craindre, pour les mois prochains, une amplification de l’anomalie de surface.

1018 nino

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indicateurs climatiques de septembre 2018

 

L’anomalie de température globale provisoire selon NCEP s’est élevée à 0.40°C ce mois de septembre 2018.

C’est le 8ème mois de septembre le plus chaud selon cette base depuis 1948.

L’anomalie de l’année 2018, jusqu’à septembre s’élève à 0.39°C soit, si l’année s’arrêtait là, à la 4ème place des plus chaudes.

Dans le détail on relève:

HN: 0.58°C

HS: 0.20°C

Arctique: 1.68°C

Tropiques: 0.22°C

Antarctique: -0.14°C

 

Sans les pôles l’anomalie s’élève à 0.33°C.

L’anomalie prévue par climat-evolution était de 0.41°C, ce qui est très proche mais cependant calculée avec des conditions Niño légèrement différentes.

Concernant ce dernier justement, il semble que l’épisode tant attendu veuille enfin montrer le bout de son nez:

L’anomalie risque donc de ne pas s’arranger au cours des prochains mois.

 

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indicateurs climatiques d’août 2018

 

L’anomalie de température globale mensuelle s’établit, du 1er au 29 août 2018, à 0.37°C.

L’anomalie du mois devrait être comprise entre 0.36 et 0.37°C au dessus de la moyenne 1981-2010, ce qui placerait ce mois à la 5ème/6ème place des mois d’août les plus chauds selon cette base de données.

édit: résultat définitif: 0.367°C d’anomalie, 6ème position des plus chauds

Sans les régions polaires l’anomalie est de 0.29°C.

L’anomalie des 8 premiers mois est de 0.39°C (0.35°C selon mes propres estimations)

Si l’année s’arrêtait là, elle serait en 4ème position des années les plus chaudes.

Cependant, l’épisode Niño qui se profile pourrait changer la donne et faire gagner une place, de justesse, à 2018.

Océans

Selon OI.v2 SST, l’anomalie des SST atteint 0.11°C par rapport à la moyenne 1982-2010, en 13 ème position des plus chaudes.

La période janvier-août s’établit à 0.14°C en 7ème position des plus chaudes.

Pour la chaleur océanique nous avons les résultats du 2ème trimestre émanant de la NOAA.

Elle est en forte baisse par rapport au 1er trimestre de l’année:

 

Profitons en pour parler du niveau des océans.

On constate, depuis 3 ans, un ralentissement de la montée de ce niveau à 2mm/an au lieu de 3.3 mm/an depuis 1993.

Difficile d’en tirer une quelconque conclusion.

banquise arctique

On s’achemine doucement vers le minimum d’extension dont le record ne sera vraisemblablement pas battu:

petit apparté

Bien loin de l’hystérie médiatique concernant une mise en évidence, cette année particulièrement, du réchauffement climatique, sur un plan global les données nous prouvent que dans aucun domaine il n’y a preuve d’une quelconque accélération.

L’été en France, en Europe et dans d’autres régions, aura été particulièrement chaud mais cela est resté un phénomène régional plus lié à la variabilité qu’à une modification plus fondamentale du climat.

Du moins, rien ne prouve qu’il en soit autrement.

Que ce soient  dans les océans, sur les terres, l’atmosphère, la cryosphère, le réchauffement climatique se poursuit à son rythme habituel.

Cela reste un phénomène lent, à notre échelle, mais malheureusement inexorable et par là même très préoccupant.

L’auteur de ce blog rappelle l’urgence de la mise en oeuvre de solutions de géo ingénierie en parallèle avec la gestion des ressources énergétiques, évidemment.

Il pense notamment au déploiement de solutions techniquement et économiquement abordables en particulier la gestion de la radiation solaire.

Il considère comme incompréhensible, pour le moins, l’attitude qui consiste à ignorer ou à vilipender cette méthode seule capable de nous faire maintenir, ou, le cas échéant, retrouver rapidement, des niveaux de température supportables.

 

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indicateurs climatiques de juillet 2018

Avec une anomalie globale de température de 0.41°C selon NCEP et par rapport à 1981-2010, juillet 2018 est le 3ème plus chaud mois de juillet depuis 1948.

Derrière 2016 (0.56°C), 2017 (0.45°C) et devant 2011 (0.39°C), 2009 (0.38°C).

La moyenne des 10 années précédentes s’établissant à 0.34°C la différence est donc de 0.07°C, ce qui est compatible avec un réchauffement climatique de l’ordre de 0.17°C/décennie.

Même si des records de chaleur ont été battus en certains coins du globe, sur le plan global on est loin de la catastrophe climatique dont maints médias se sont délectés jusqu’à la nausée.

Avec les différentes affaires ayant défrayé la chronique, on aura été particulièrement bien servi au niveau médiatique (médiacrité quand tu nous tiens..)

Bref, mon propre modèle indique, pour ce mois, une anomalie de 0.37°C, ce qui ne fait pas une différence considérable et est largement dans la marge d’erreur des mesures et dans la variabilité hors ENSO.

Régionalement on a:

HN:0.50°C

HS:0.33°C

Arctique: 0.43°C

Tropiques:0.13°C

Antarctique:1.28°C

Sans les pôles l’anomalie est de 0.37°C, donc identique à celle prévue par mon modèle.

Depuis le début de l’année l’anomalie globale est de 0.39°C avec les pôles, mais de 0.29°C « seulement », sans les pôles.

Il est nécessaire de faire le distinguo car les températures des régions polaires me semblent plus soumises à incertitude, même par réanalyse.

Autrement dit les régions polaires qui représentent 9% de la surface terrestre sont cette année responsables de 25% de l’anomalie globale.

Anomalie des SST (surface de l’océan)

La réanalyse CDAS des SST indique une petite anomalie de 0.15°C.

Pour le futur proche les modèles spécialisés prévoient toujours un El Niño dont l’intensité et la durée vont croissantes avec les runs successifs:

Compte tenu de ceci mon modèle prévoit une anomalie de 0.39°C en août à 0.49°C en décembre 2018.

Ce n’est pas très gai mais ce n’est pas le signe d’une amplification soudaine du réchauffement climatique.

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prévision d’anomalie de température globale pour 2018

Cela se précise en ce qui concerne les prévisions de l’ENSO.

Il apparaît en effet que nous nous dirigeons vers un épisode El Niño, pour le moment d’intensité moyenne.

Voici ci dessous l’évolution de l’indice Niño 34 depuis janvier 2014 jusqu’en mars 2019 avec ce qui est prévu par CFS v2 à partir de juillet 2018.

On peut constater que l’indice aura été positif pendant plus de 5 années, à l’exception de début 2014, et de deux épisodes entre octobre 2016 et avril 2018. La moyenne aura été de l’ordre de 0.5°C, correspondant à un supplément d’anomalie globale d’environ 0.04°C en moyenne pendant 5 années consécutives.

A l’aide du modèle CE j’ai pu, comme indiqué dans l’article précédent, calculer les anomalies mensuelles depuis 1900.

Ci dessous elles sont représentées en comparaison avec deux bases de données: HadCRUT4 et NASA-GISS depuis 1988.

Toutes les anomalies sont calculées par rapport à la moyenne 1981-2010.

Les courbes correspondent bien même si la variabilité de CE est bien inférieure, ou plus lissée, si on veut.

L’anomalie moyenne annuelle calculée pour 2018, est de 0.38°C, légèrement inférieure à 2017 (0.39°C)

Je prévois donc que 2018 sera la 4ème année la plus chaude derrière 2016, 2015, 2017, mais très proche de 2017.

Ci dessous, les anomalies annuelles comparées pour 2014-2015-2016-2017 et prévue pour 2018.

On note que NASA-GISS présente une forte disparité avec HadCRUT4 et CE en 2017.

Cette anomalie dans l’anomalie n’est pas parfaitement expliquée pour le moment.

On y reviendra sans doute une autre fois, une piste étant ce qui s’est passé en Arctique.

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nouvelle détermination de la sensibilité climatique à partir des observations

Ceux qui lisent ce blog savent que je calcule, à l’aide d’un modèle de budget thermique simple, une sensibilité climatique à partir des observations de température de surface Ts et de flux de chauffage du système terrestre dans son ensemble.

Les données de Ts sont fournies par NASA-GISS et HadCRUT4.

Ces deux données diffèrent faiblement suite à des prises en compte régionales différentes.

Les données de flux de chauffage proviennent cette fois d’une mesure directe satellitaire par CERES.

Cette mesure est figurée dans la note:

Improving Estimates of Earth’s Energy Imbalance

de Gregory C. Johnson1*, John M. Lyman1,2, and Norman G. Loeb3

 

ci dessous la figure 1 de cette note:

le flux moyen calculé de 2001 à 2015 est de 0.73W/m2.

C’est cette valeur qui sert au calcul.

Concernant les Ts j’utilise les tendances linéaires des deux bases de données ci-dessus.

Ces tendances de mai 1988 à avril 2018 à maintenant, sur les 30 dernières années sont respectivement de 0.19°C/décennie pour NASA-GISS et de 0.18°C/décennie pour HadCRUT4 (arrondies au centième).

 

résultats

En procédant par itération, j’estime une sensibilité climatique de 2°C.

La valeur de flux moyen est bien de 0.73W/m2 alors que le valeur du trend de Ts est de 0.20°C/décennie.

Au regard de cette dernière valeur, on peut même supputer une sensibilité légèrement inférieure à 2°C.

Cette valeur de 2°C se retrouve dans la littérature à ce sujet.

Voir par exemple cette étude:

Climate sensitivity estimates – sensitivity to radiative forcing time series and observational data

de Ragnhild Bieltvedt Skeie1, Terje Berntsen1,2, Magne Aldrin3, Marit Holden3, and Gunnar Myhre1

Concernant le futur, des auteurs indiquent que les modèles prédiraient une sensibilité croissante au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’équilibre alors que j’utilise une sensibilité constante.

voir par exemple:

Energy budget constraints on climate sensitivity in light of inconstant climate feedbacks

Je ne me prononcerai pas sur ce point dans cet article.

conclusion:

La méthode décrite ici, utilisant CERES, se passe donc de mesures, in situ, de déséquilibre radiatif, relativement imprécise (voir la figure 1 de la première note).

Elle utilise la base de données la plus optimiste en terme d’augmentation de température (NASA-GISS).

Elle corrobore de nombreuses autres études à ce sujet.

Elle sera donc utilisée pour mes estimations de température de surface futures, en attendant d’autres raffinements comme une éventuelle variation de la sensibilité avec le temps ou d’autres données concernant les forçages radiatifs.

 

 

 

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indicateurs climatiques de juin 2018

 

Avec une anomalie de 0.35°C selon NCEP/NCAR par rapport à la moyenne 1981-2010, ce mois de juin 2018 arrive en 6ème position des mois de juin les plus chauds depuis 1948.

Régionalement:

HN: 0.42°C

HS: 0.29°C

Arctique: 0.76°C

Tropiques: 0.00°C

Antarctique: 1.40°C

Sans les régions polaires l’anomalie est de 0.27°C.

Selon la réanalyse CDAS, les SST (températures de surface de l’océan) se sont élevées à 0.15°C, ce qui est relativement mesuré dans le contexte actuel.

On constate néanmoins une forte remontée en fin de mois.

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