indicateurs climatiques de mars 2014

Nette augmentation de l’anomalie globale de température qui classe ce mois de mars 2014 à la 4ème place des mois de mars les plus chauds.
C’est l’anomalie sur l’hémisphère nord qui augmente le plus, notamment sur le continent eurasiatique et sur une bonne partie de l’Arctique alors que l’Amérique du nord est restée froide en continuité de son hiver glacial.
Il semble toujours se passer quelque chose dans le Pacifique équatorial où un épisode Niño aurait quelque chance de se produire cet été.
Du côté de notre astre favori, l’activité est restée soutenue.

 

anomalie de température de surface selon NCEP

0314 ncep
estimation basée sur les données ci-dessus:

global: 0.31°C (4ème plus chaud)
HN: 0.47°C (3ème plus chaud)
HS: 0.14°C (10ème plus chaud)

 

En Europe

Anomalie globalement positive sur l’ensemble du continent sauf pour le sud-ouest.
On remarquera surtout une sécheresse marquée sur une bonne partie de l’Europe.

0314 europe temp

0314 europe précip
En France

voir le bilan de Météo France

On notera la poursuite de la douceur depuis décembre 2013 sauf pour le sud ouest qui a connu des températures normales.
L’anomalie sur l’ensemble du pays est de 1.1°C.

0314 france temp
Mais le fait primordial est le déficit considérable de précipitations sur le Nord-Est avec en corollaire un ensoleillement remarquable.

0314 france précip
anomalie NASA

0314  nasa

global:0.70°C (3ème plus chaud)
HN:    1.09°C
HS:     0.30°C

 

données satellitaires de la basse troposphère selon RSS

anomalie de température de la basse troposphère en légère augmentation par rapport au mois précédent (de 0.162°C à 0.214°C).

depuis 1979 la hausse décennale est contenue à 0.124°C/décennie.

0314  rss

 

évolution des banquises

Selon le NSIDC, la banquise arctique a atteint, le 21 mars, son extension maximale, la 5ème plus faible depuis le début des relevés.

0314  arctic indice
Il est à noter l’augmentation de la quantité de glace pluriannuelle.

0314  arctic glace pluriannuelle

Côté antarctique, tout va bien, merci.

0314  antarctic indice

 

ENSO

selon le site australien de météorologie, l’indice El Niño est resté neutre au cours de ce mois mais en nette augmentation.

0314 nino34
Les modèles POAMA indiquent toujours une probabilité forte d’un épisode Niño à partir du mois d’août.

0314 poama

 

activité solaire
Nombre de tâches solaires assez soutenu pour la période.

0314 ssn
On lira avec intérêt l’analyse du SIDC sur le long chemin vers le maximum.

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hiatus: la « conspiration »

hiatus schmidt 1

On ne va plus parler de la façon dont ce fameux hiatus préoccupe la gent climatologiste.

Ah ben si on va encore en parler, cette fois en examinant une petite bafouille, genre minimum syndical dont Schmidt, Gavin de son prénom, s’est fendu récemment.

Il s’agit de « Reconciling warming trends » paru en mars 2014 dans la revue Nature Geosciences.

Cette gentille bluette, pour personne pressée, est disponible gratuitement suite à une inscription en quelques clics.

En préambule je ne peux m’empêcher de relever cette phrase qui, même s’il faut se méfier des faux amis en anglais, est quand même marrante:

« A combination of factors, by coincidence, conspired to dampen warming trends in the real world after about 1992 »

« une combinaison de facteurs, par coïncidence, a conspiré à amoindrir le réchauffement climatique dans le monde réel après environ 1992 »

On pourrait se dire, si on était taquin, que Schmidt pense que le monde réel est très mal élevé car ne correspondant pas au monde virtuel tels que se l’imaginent les climatos.

Mais ce serait évidemment du pur persiflage.

Examinons maintenant cette « conspiration » dans le détail.

gaz à effet de serre

il y en a moins que prévu dans les CMIP5, chouette, conduisant à un petit biais froid

soleil

il faut multiplier par deux l’irradiance solaire, ce qui fait qu’on tient d’avantage compte de la baisse d’activité récente.

tiens donc, mais alors l’influence solaire serait plus forte que prévu?

aérosols troposphériques d’origine anthropique

seulement 2 modèles tiennent compte des aérosols nitratés et la moitié ne tiennent pas compte de l’effet indirect des aérosols.

Non mais, que sont ces modèles à la noix?

Comment se fait-il qu’on oublie des effets et des espèces aussi importants dans des modèles tout récents?

De qui se moque t-on en fait et qui paye des gens à faire de telles impasses?

aérosols volcaniques

on en a déjà parlé ici, mais ce que rajoute Schmidt est délicieux puisqu’il prétend, en plus d’un forçage récent par les petits volcans, que l’effet du Pinatubo a été exagéré.

Bon, si je comprends bien, les modèles exagéraient le réchauffement  juste après le Pinatubo et le minoraient dans la période récente.

Et donc, le réchauffement est en fait plus uniforme et exit le hiatus.

Ce monde est merveilleux!

ENSO

Il suffit ensuite de rajouter l’effet ENSO, d’ailleurs je ne sais comment (j’espère de façon plus intelligente que ce que je peux faire), et le tour est joué.

Tiens c’est bizarre on ne parle plus du réchauffement supposé des abysses océaniques (enfin j’ai pas vu, merci de rectifier si je me trompe)

Hiatus?

Vous avez dit hiatus?

Mais ce « hiatus » en est-il encore un vrai, de hiatus, à la suite des travaux de Cowtan&Way?

Finalement, pour conclure, en souriant un peu, je vous dirai, mesdames messieurs, veuillez circuler, il n’y a rien à voir.

En fait vous avez très chaud mais vous ne vous en êtes pas encore aperçus.

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indicateurs de février 2014

En France et en Europe en général, le mois de février n’a pas été marqué par des offensives hivernales, sur le plan des températures, particulières.

Côté précipitations et tempêtes, par contre, toute la façade ouest a été particulièrement servie.

On notera que cet hiver 2013-2014, en France, a été un des plus doux jamais enregistrés (voir à ce sujet le bilan provisoire de Météo-France)

Sur le plan global, par contre, selon la réanalyse NCEP, ce mois de février aura été un peu frais, à la 15ème place des mois les plus chauds depuis 1948.

La valeur relativement faible de l’anomalie de la basse troposphère corrobore cette baisse de la température de surface.

Les indicateurs ENSO et activité solaire n’étant pas particulièrement bas, il faut chercher ailleurs les raisons de cette « contre-performance ».

Par contre, si on croît les prévisions du Bureau australien de météorologie on pourrait bien assister à un changement radical de la situation, à la suite d’un basculement de l’ENSO vers un épisode Niño au cours de l’été.

On restera prudent évidemment face à ce genre de prévision.

anomalie de température de surface  selon NCEP

0214 ncep

estimation basée sur les données ci-dessus:

global : 0.06°C (15ème plus chaud)

HN:      0.05°C

HS:      0.06°C

 

NASA-GISS

0214 nasa

 

global: 0.45°C (18ème plus chaud)

HN:     0.58°C

HS:      0.31°C

Les résultats NASA confirment ceux de NCEP, à savoir un refroidissement significatif par rapport au mois dernier, ainsi qu’un mois de février globalement frais dans le contexte.

 

mesures satellitaires

0214 rss

Anomalie globale de la basse troposphère selon RSS à 0.16°C, en baisse de 0.1°C par rapport au mois dernier.

La stagnation de la température de la basse troposphère continue donc, sous réserve des incertitudes propres au calcul de cette température.

Depuis près de 35 ans la tendance linéaire s’élève à 0.125°C/décennie, alors que depuis 20 ans cette tendance, à 0.029°C/décennie, n’est pas significative.

Si les choses perduraient, l’élévation en 2100 serait de 0.25°C seulement, par rapport à maintenant.

Evidemment, c’est une hypothèse qu’on ne peut raisonnablement tenir mais qui fixe les idées concernant la lenteur actuelle du réchauffement.

évolution des banquises

pas très bonne forme de la banquise arctique.

0214 arct

Quant à la banquise antarctique, le minimum atteint lors de février a été bien au-dessus de la normale de 1981-2010, à la même valeur que l’an dernier.

0214 antarct

ENSO

selon  le site australien de météorologie, on est toujours en phase neutre.

0214 nino34

Cependant, de forts vents d’ouest se sont levés dernièrement, corroborant les résultats des modèles (POAMA) prévoyant un Niño pour cet été (boréal).

0214 poama

On connaît la mauvaise fiabilité de ces modèles et on attendra donc, mais si c’était confirmé, on pourrait assister à une hausse significative de la température globale à partir du mois d’août.

activité solaire

0214 sn

Alors qu’on pensait se précipiter vers le minimum d’activité, cette dernière a connu un sursaut spectaculaire au cours de ce mois de février 2014.

Le nombre de taches moyen du mois a dépassé les 100, ce qui constitue le mois à plus forte activité de tout le cycle 24.

Le graphe ci-dessus montre que nous approchons des 3 ans de retard du maximum par rapport au cycle précédent.

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les volcans en partie responsables du hiatus?

Décidément, la fameuse stabilisation de la température globale (le hiatus), depuis 10 à 16 ans, en plein réchauffement climatique, semble préoccuper pas mal ces temps-ci.

Cela fait de nombreuses années qu’on en parle, sur climat-evolution et ailleurs, mais il semble que les plus grosses pointures se réveillent, enfin.

D’emblée, en faisant un peu de mauvais esprit, je dirais que, lorsqu’on était en plein réchauffement entre 1976 et 1998, on s’était bien gardé de rechercher avec autant de zèle, les raisons pour lesquelles çà chauffait aussi vite.

Certains avaient bien parlé d’un « global brightening » suivant un « global dimming » pouvant expliquer, par l’augmentation de l’ensoleillement provoqué par la diminution de l’injection d’aérosols anthropiques, une augmentation du réchauffement.

Mais ils avaient été balayés rapidement sur l’autel du réchauffement climatique du à l’effet de serre, uniquement.

Je dois dire que j’avais, fort modestement, participé à ce balayage, faute, il est vrai, d’arguments très convaincants de la part des tenants du global brightening.

Depuis quelques mois, on assiste à un certain déchaînement d’études diverses, chacune donnant une explication différente sur les raisons du hiatus.

On a même vu une remise en cause (voir  Cowtan&Way )  des valeurs de température globale estimées par le fait que la totalité du globe n’était pas couverte de thermomètres.

Parmi les études diverses en question, la principale, à mes yeux, est celle de Trenberth et Fasullo 2013 qui évoque une forte absorption, par l’océan, de la chaleur dégagée par l’effet de serre au cours de ces 10 dernières années.
Le bémol que je ferais, rapidement, à ce que dit Trenberth, c’est qu’il est peu explicable que la chaleur se transmette si vite aussi profondément dans l’océan.

Mais on peut citer également, les aérosols chinois issus de la combustion du charbon, la vapeur d’eau stratosphérique, une augmentation de la puissance des alizés, etc.

Je ne vais pas, aujourd’hui, statuer sur  la pertinence de toutes ces hypothèses mais simplement sur une petite dernière qui concerne l’influence des volcans comme explication partielle et supplémentaire du hiatus.

Il s’agit de Volcanic contribution to decadal changes in troposheric temperature, parue dans Nature Geosciences.

Bien, c’est la troposphère qui est concernée, mais si on dispose des forçages de ces volcans, on peut essayer de faire une petite simulation avec les moyens du bord.

L’étude tend à démontrer que les éruptions récentes de la dernière décennie expliquent 15% environ du hiatus.

L’article n’est pas disponible pour le commun des mortels mais on dispose tout de même d‘information complémentaire où on trouve, entre autres, un graphique de la mesure (j’espère que c’est bien la mesure) de densité optique des aérosols stratosphériques (SAOD) issus de ces éruptions, pour la zone tropicale.

Un moyen simple d’estimer le forçage à partir de cette densité optique est de la multiplier, simplement, par -20.(voir ici)

On suppose que cette SAOD se retrouve sur le globe dans son ensemble (à mon avis on surestime ainsi les choses car presque tous les volcans concernés sont proches des régions tropicales sauf le Sarytchev qui est dans les îles Kouriles).

La courbe de SAOD est la suivante (j’ai utilisé la courbe noire en gras de la partie supérieure):

SAOD

On notera que l’échelle logarithmique amplifie, visuellement, les valeurs récentes.

Le forçage volcanique, depuis 1990, ainsi que l’anomalie de température en résultant (modèle simple) sont rassemblés sur le graphe ci-dessous:

foçage et temp

On fera attention au fait qu’il s’agit des forçages moyens annuels estimés au travers de la courbe de SAOD.

Le forçage maximal du Pinatubo, par exemple, était de l’ordre de -4W/m2 mais pas sur une année complète.

Ce qu’on peut remarquer c’est que la température ne fait quasiment que monter après le pic négatif consécutif au Pinatubo et que dans la période récente on ne constate pas de baisse tendancielle malgré les éruptions.

Cela me semble du au fait que la tendance de fond volcanique est encore dominée par les conséquences du Pinatubo sur le système climatique qui continuerait de se réchauffer, du fait de son inertie, malgré les petites éruptions mentionnées.

Je n’ai pas les moyens, ici de faire la différence entre températures troposphérique et de surface, mais ce que je peux dire c’est, qu’avec les hypothèses faites et les outils utilisés, les petites éruptions de la dernière décennie ne peuvent expliquer le hiatus, même partiellement.

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indicateurs climatiques de janvier 2014

anomalie de température de surface  selon NCEP

0114ncep

estimation basée sur les données ci-dessus:

global: 0.24°C (7ème plus chaud)

HN:     0.35°C (7ème)

HS:     0.13°C (13ème)

En Europe

température exceptionnellement élevée sur la quasi-totalité de l’Europe, précipitations contrastées.

0114noaa eur temp 0114noaa eur pr

anomalies selon NASA (par rapport à 1951-1980)

0114nasa

global: 0.70°C (4ème plus chaud)

HN:     0.94°C

HS:    0.47°C

on notera que l’anomalie (0.72°C) sur la carte NASA est légèrement différente de celle (0.70°C) de la base de données de ce même organisme.

par rapport à la moyenne 1981-2010 l’anomalie globale s’élève à 0.27°C soit du même ordre que celle calculée par NCEP.

 

mesures satellitaires

l’anomalie de température de la basse troposphère s’est élevée à 0.26°C sans augmentation significative par rapport à la moyenne, 0.24°C, des 17 dernières années.

0114rss

déclinée localement par UAH, l’anomalie de la basse troposphère est fortement corrélée à l’anomalie de surface:

0114uah

évolution des banquises

0114siarct 0114siantarct

voir ici l’analyse du NSIDC, en particulier au sujet de l’extension, en Arctique, du volume de la glace d’automne en 2013 par rapport aux années précédentes,

0114 évolution épaisseur arctic

ainsi qu’une nouvelle tentative d’explication de la décidément très bonne santé de la banquise antarctique.

ENSO

0114nino34

selon  le site australien de météorologie, les conditions de l’ENSO sont toujours neutres et devraient le rester jusqu’au moins le début de l’été.

activité solaire

pas encore de chiffre du SIDC

bien que l’activité lors de ce cycle soit plutôt faible, cette photo du 7 février montre que des sursauts sont toujours possibles.

0114soleil photo

on notera le beau tir groupé au niveau de l’équateur.

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indicateurs climatiques de 2013

panorama de l’année 2013

2013 nasa

(image NASA-GISS)

Année plutôt chaude par rapport à 1951-1980, cependant à peine plus (0.02°C) que la moyenne des 10 années précédentes (0.56°C).

Parmi les nombreux facteurs influençant la température, l’activité solaire et l’ENSO, tous deux « neutres », n’ont pas pu, logiquement, contribuer au retard (proche de 0.2°C) par rapport à la prévision moyenne des modèles.

Seule la prise de chaleur océanique, toujours forte depuis 9 ans, peut éventuellement être mise à contribution pour expliquer une partie de ce retard.

Voir les anomalies et évènements climatiques de l’année ici.

moyenne des anomalies de la NASA, de la NOAA, et d’Hadley Center par rapport à 1951-1980.

global: 0.58°C

HN:     0.69°C

HS:      0.47°C

2013 est la 4ème année la plus chaude, sur un plan global, derrière 2010 (0.63°C), 2005 (0.62°C), et 1998 (0.60°C) à égalité avec 2003 et 2002.

depuis 30 ans la tendance est de 0.17°C/décennie.

L’évolution depuis 1890 de la température globale, avec son lissage, figure ci-dessous:

2013 evol temp glob

Grossièrement, 2013 reste sur le palier débuté vers 2000-2002.

anomalie de température de la basse troposphère

2013 evol tlt

elle s’est élevée globalement à 0.22°C par rapport à la moyenne 1979-1998 (source RSS).

depuis 30 ans la tendance est de 0.15°C/décennie.

l’évolution depuis 1989  montre un plateau assez prononcé à partir de 2000-2001.

banquises

la banquise arctique s’est offerte un peu de répit au cours de cette année (source NSIDC)

Le minimum estival avec 5.1Mkm2 (M=million) a été beaucoup moins prononcé qu’en 2012 (3.4Mkm2).

En Antarctique la banquise a continué de s’étendre.

Voir le panorama de l’année 2013 par le NSIDC ici

ENSO

l’indice de l’oscillation du pacifique équatorial a évolué entre -0.4 et 0.0, soit à des valeurs correspondant à la neutralité de l’oscillation.

Depuis 30 ans, cet indice est en très légère baisse, de 0.08°C/décennie.

L’influence sur la température globale est donc inférieure, d’après des calculs de corrélation effectués précédemment (voir ancien blog), à -0.01°C/décennie.

océans

SST (température de surface des océans)

2013 evol LO

avec 0.48°C l’anomalie arrive en 7ème position des SST les plus chaudes (source NOAA).

Il est à noter toutefois que la plus chaude, 2003, est à seulement 0.52°C.

niveau de la mer

2013 evol sl

le niveau « instantané » a baissé  de 5.4mm de janvier à octobre 2013 (source AVISO).

si on considère les moyennes annuelles, le niveau de 2013 est de 2.6mm supérieur au niveau de 2012, lui-même supérieur à celui de 2011 de 9.4mm (record absolu depuis le début de relevés satellitaires en 1993)

depuis 1993, la tendance est de 3.2mm/an.

chaleur océanique

2013 evol chal oc

les mesures de la NOAA (NODC) indiquent une forte augmentation, 2.2 10^22 joules,  de la chaleur océanique moyenne annuelle (0-2000m) par rapport à 2012 (attention année 2013 incomplète)

il n’y a pas de raison physique particulièrement évidente pour expliquer cette augmentation. Il faut tenir compte, de plus, du fait que les valeurs sont données à +-10^22 joules près (soit une erreur proche de la valeur du delta annuel!)

Depuis 2005 la variation annuelle moyenne est de 10^22 joules correspondant à un flux de chauffage moyen important de 0.9W/m2.

voir: http://data.nodc.noaa.gov/woa/PUBLICATIONS/grlheat12.pdf

activité solaire

2013 evol ssn

l’activité, du point de vue du nombre de taches solaires (source SIDC), est montée de 10% par rapport à 2012.

si on place le dernier minimum au début 2009, à la fin de l’année 2013 on était à 5 ans de ce minimum donc à quelques mois du maximum (si on considère une longueur de cycle de 11 ans) qui devrait se situer au milieu de l’année 2014.

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indicateurs climatiques de décembre 2013

anomalie de température de surface  selon NCEP (par rapport à 1981-2010)

1213ncep

estimation basée sur les données ci-dessus:

global:  0.23°C (5ème plus chaud)

HN:      0.27°C

HS:       0.18°C

mois globalement chaud.

on notera un dipôle Amérique du Nord/Asie particulièrement prononcé ce qui n’est cependant pas exceptionnel pour un mois d’hiver dans l’hémisphère nord avec une NAO positive.

 

anomalie NASA (par rapport à 1951-1980)

1213nasa

voir ici

global: 0.60°C (3ème plus chaud)

HN:      0.71°C

HS:      0.49°C

 

anomalie NOAA (par rapport à 1901-2000)

voir ici

global: 0.64°C (3ème plus chaud)

HN:     0.74°C

HS:      0.54°C

 

mesures satellitaires

1213rss

l’anomalie globale pour la basse troposphère s’est élevée à 0.16°C .

 

évolution des banquises

1213sii arctic

1213sii antarctic

pas de modification des tendances déjà constatées les mois et années précédents.

 

ENSO

1213nino34

selon  le site australien de météorologie, les conditions de l’oscillation ENSO ont continué d’être neutres et continueront ainsi au moins jusqu’au début de l’été boréal.

 

activité solaire

en légère augmentation, l’activité devrait atteindre son maximum très prochainement, du moins si la tendance polynomiale du nombre de tâches solaires, telle que dessinée ci-dessous, a quelque validité.

1213ssn

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introduction

Cette fois-ci j’espère que c’est la bonne.

Ou plutôt le bon hébergeur.

Après une valse hésitation entre overblog et eklablog, j’ai finalement opté pour wordpress qui me semble bien plus convivial, du moins pour les fonctions les plus basiques que j’utilise couramment.

On verra à l’usage et j’espère que vous pardonnerez les quelques erreurs qui ne manqueront pas de survenir.

Il me semble que la partie « commentaires » avec imbrications multiples offrira un espace de discussion plus vivant.

A vous de vous en servir au mieux.

Sur un plan plus général, j’essaierai de maintenir une certaine activité en rapport avec l’actualité climatique mais pas seulement.

L’ancien climat-evolution ne sera pas transféré sur cet hébergeur, c’est trop compliqué.

Il est toujours disponible ici, mais sans doute avec des blancs ou des erreurs suite à la migration vers le nouvel overblog (kiwi).

Bonne lecture et à bientôt sur le web.

PS: attention nouveau lien

il n’y a plus de tiret entre climat et evolution

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