Comparaison modèle climat-évolution avec CMIP5

 

J’utilise régulièrement le modèle climat-évolution (MCE), afin d’estimer, de façon indépendante, certaines caractéristiques du climat, et notamment la sensibilité climatique en fonction des observations.
Si les résultats de ce modèle très simple m’ont toujours paru très vraisemblables, je ne les ai cependant jamais comparés à ce que donnent les modèles plus sophistiqués comme les derniers CMIP5 par exemple.
Dans ce court article je vais exposer un simple graphe où seront tracées les évolutions de la température globale des CMIP5 et de MCE.
Les résultats des CMIP5 proviennent du site http://climexp.knmi.nl.
Pour MCE j’ai entré la sensibilité climatique moyenne des CMIP5 soit 3.2°C (voir IPCC AR5).
Les forçages retenus sont ceux du scénario RCP8.5.

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ci-dessous, le graphe en question:

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graphe1

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Les anomalies globales sont calculées par rapport à la moyenne 1981-2010.
Le delta anomalie entre 2100 et 1860 est de 4.82°C pour MCE et de 4.84°C pour CMIP5.
Soit un écart de 4 pour 1000 entre les deux.
Si on considère les tendances linéaires entre 1986 et 2015, elles sont, pour MCE, de 0.246°C/décennie, et pour CMIP5, de 0.256°C/décennie, soit une variation de 3.9%.
De 2016 à 2100, par contre, les tendances linéaires sont de 0.438°C/décennie pour MCE et de 0.440°C/décennie pour CMIP5, soit un écart beaucoup plus faible que précédemment.
On peut attribuer cette différence au traitement des forçages courts, notamment volcaniques, par les deux modèles et peut-être aussi, mais de façon plus secondaire, parce que les CMIP5, plus complexes, introduisent une variabilité intrinsèque du climat.

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Mais quoi qu’il en soit, ces résultats montrent que le choix fait, sur climat évolution, d’utiliser le MCE comme outil pour des calculs globaux très simples, est pertinent.
Attention, ceci ne veut pas dire que la sensibilité moyenne des CMIP5 est exacte.
Si on considère la tendance linéaire des ces 30 dernières années, les CMIP5 donnent presque 0.26°C/décennie, alors qu’on est proche de 0.16°C/décennie d’après les observations (0.163°C/décennie pour HadCRUT4).

Nous reverrons ceci prochainement.

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Godzilla, le Blob, et le hiatus

Nous subissons actuellement deux évènements climatiques de grand ampleur.
Le premier est connu, c’est le fameux El Niño que certains ont surnommé Godzilla en raison de ses caractéristiques hors normes.

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godzilla

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Seul l’épisode de 1997/1998 le surclasse encore pour l’instant.
Le deuxième, le blob, est nettement moins bien connu.
Il s’agit d’un réchauffement intense des eaux du Pacifique nord-est.
Ce phénomène n’a jamais été mesuré avec une telle amplitude.
Aussi, en raison de son caractère monstrueux, à l’origine pas encore très bien établie (voir Bond), il a été surnommé « The Blob » en référence à un film de science fiction américain de 1958.

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blob

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Quant au hiatus, les lecteurs de ce blog connaissent déjà.
Pour les autres il s’agit d’une période de 17 ans (de 1998 jusqu’à maintenant) où le réchauffement climatique semble faire une pause.
Ce hiatus a été mis à mal récemment par les efforts conjugués de certains chercheurs et organismes officiels de recueil de données.
Nous connaissons en outre depuis 2014 une poussée de température globale que je qualifierai d’anormale étant donné la progressivité supposée du réchauffement climatique engendré par les gaz à effet de serre.
La conjugaison de cette poussée de fièvre avec Godzilla et le Blob m’a amené à me poser des questions quant à la responsabilité de ces deux derniers.

godzilla blob ncep aug-sept
Dans ce qui va suivre j’ai cherché à établir des corrélations entre les SST et ces deux évènements pris séparément puis j’ai calculé une température océanique corrigée.
La période de corrélation utilisée est de 2009 à 2015 et afin d’éviter un biais dans la méthode j’ai utilisé les données détrendées du réchauffement climatique.

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1- corrélation anomalie globale des SST et El Nino.

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corré godzilla copie

 

On obtient un coefficient de 0.0827 entre SST globale et indice Niño34 avec un bon coefficient de corrélation.
On rappelle que toutes les données sont détrendées de la tendance linéaire de réchauffement global des SST (prise dans ce cas à 0.1°C/décennie, mais le résultat est assez peu sensible à la valeur choisie de RC)

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2- corrélation anomalie globale des SST et le Blob

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corré blob copie

Bien que le coefficient de corrélation soit plus faible que pour l’ENSO, l’allure générale du nuage de points me semble plus révélatrice d’une corrélation pas trop mauvaise.

On obtient un coefficient de 0.1008 entre SST globale et le Blob.

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3- correction de la température globale des SST

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On suppose qu’il n’y a pas d’interactions entre Godzilla et le Blob et que les corrections sont additives.

SST corrigée

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Pour la période où on a calculé les corrélations, soit de 2009 à maintenant, la différence entre les SST brute et corrigée de ces deux influences saute aux yeux.

Pour fixer les idées, bien que sur une aussi courte période ce ne soit pas significatif, j’ai fait figurer les tendances linéaires.

On voit bien la poussée de fièvre actuelle sur les données brutes alors que pour les données corrigées, eh bien , on est encore en plein hiatus.

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conclusion

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Nous connaissons une période très chaude sur le plan global, et bien que les données NOAA des SST récemment revues à la hausse puissent être soumises à caution, c’est un fait indéniable.
Faut-il pour autant attribuer cette poussée de chaleur brutale au réchauffement climatique?
Ce n’est pas sûr du tout.
Evidemment si on considère l’effet Niño.
Concernant le Blob, ses origines restent mystérieuses et on a jamais observé un phénomène de cette ampleur.
Alors de deux choses l’une, ou il s’agit d’un épisode de variabilité naturelle du climat encore jamais vu et dans ce cas le hiatus est toujours d’actualité.
Ou il s’agit d’un phénomène initié par le réchauffement global et là on a beaucoup de souci à se faire car son ampleur, avec des anomalies de SST qui dépassent les 2°C, est énorme et sans doute dévastatrice s’il perdurait.
Les prochains mois vont être très importants et on suivra l’évolution de ces deux monstres dont il n’est pas certain qu’ils ne puissent pas s’auto catalyser et donner quelque chose de plus important encore.
On ne peut donc rien affirmer ni dans un sens , ni dans l’autre, et les gens (dont certains se disent scientifiques) qui dansent la gigue en affirmant que le hiatus est mort, ou pour parler plus scientifiquement, que le climat observé correspond bien aux modèles, devraient adopter un profil un peu plus bas.

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indicateurs climatiques d’octobre 2015

Très forte poussée de chaleur sur le globe en ce mois d’octobre 2015.
A tel point qu’il semble difficile de faire « mieux » les mois prochains.
L’épisode El Niño, certes très puissant, ne peut expliquer que partiellement une telle température.
Le blob du Pacifique nord-est, dont l’origine semble un peu mystérieuse (bien que quelques explications existent), est certainement responsable d’une partie de la hausse des températures, notamment des SST, depuis 2014.
Nous y reviendrons en détail prochainement.

anomalie de température de surface selon NCEP

1015 ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:aa

global: 0.77°C (plus chaud)
HN: 1.07°C (plus chaud)
HS: 0.48°C (plus chaud)

 

SST selon NCEP de janvier à octobre 2015

 

1015 le blob

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anomalie de température de la basse troposphère

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Selon les mesures satellitaires, la température globale de la basse troposphère augmente légèrement, d’à peine 0.06°C par rapport au mois dernier.

L’augmentation est encore plus faible au niveau des tropiques.

Ces températures semblent en inadéquation avec la très forte hausse des températures de surface.

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1015 rss

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ENSO

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selon le site australien de météorologie, les températures du pacifique central augmenteraient un peu moins vite qu’au début de l’épisode.
Cet El Niño ne semble toujours pas s’essouffler vraiment puisque la température de la zone 34 continue à monter.
Il en est de même pour l’anomalie en profondeur, toujours aussi puissante.
Toutefois les modèles continuent à prévoir un maximum de l’épisode au cours de ce mois de novembre ou en décembre avant une baisse plus nette en début 2016.

1015 nino34 1015 sub 1015 models

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indicateurs climatiques de septembre 2015

Selon NCEP, le mois de septembre 2015 est le plus chaud depuis 1948 avec une anomalie de 0.57°C au dessus de la moyenne 1981-2010.
Il est à noter que c’est l’anomalie mensuelle la plus élevée tous mois confondus.
C’est encore une fois l’hémisphère nord qui explose littéralement, avec une anomalie de 0.89°C soit la plus haute jamais observée tous mois confondus, la deuxième étant janvier 2007 avec 0.77°C « seulement ».
Il y a désormais peu de doutes que l’année 2015 va être une année exceptionnelle sur le plan de la température globale de surface.
On peut avancer trois raisons principales à cet état de fait.
– le réchauffement climatique global
– le très fort épisode Niño en cours
– la « préparation » en 2014 de la vague chaude actuelle à la suite du déferlement de la première onde Kelvin dans le Pacifique équatorial ayant abouti à un fort réchauffement du Pacifique nord-est.
Tout se passe comme si la chaleur accumulée en dessous de la surface océanique lors du hiatus de 1998 à 2013 se libérait en 2 vagues géantes successives dans le Pacifique.

Il est possible par contre que les températures fléchissent fortement au cours de 2016 car une telle anomalie déséquilibre le bilan radiatif terrestre.

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anomalie de température de surface selon NCEP

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0915 ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.57°C (plus chaud)
HN:      0.89°C (plus chaud)
HS:       0.27°C (6ème plus chaud)

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En Europe

0915 eur temp0915 eur précip

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anomalie NASA

0915 nasa

global: 0.81°C (2ème plus chaud)
HN:      1.13°C (plus chaud)
HS:       0.50°C (16ème plus chaud)

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anomalie NOAA

(à venir)

global:
HN:
HS:

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mesures satellitaires

(à venir)

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évolution des banquises

(à venir)

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ENSO
(à venir)

aa
activité solaire

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indicateurs climatiques d’août 2015

 

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anomalie de température de surface selon NCEP

0815 ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.48°C (plus chaud)
HN:      0.65°C (plus chaud)
HS:      0.32°C

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évolution sur 30 ans

 

0815 ncep évolution 30 ans

sur ce graphe, on voit encore bien la trace d’un ralentissement apparent du réchauffement entre 2002 et 2014.

Avec l’épisode Niño actuel, la température repart à la hausse pour atteindre une valeur moyenne sur 12 mois glissants très haute en ce mois d’août (0.361°C) mais encore légèrement inférieure à la moyenne 12 mois de juin 2010 (0.365°C).

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En Europe

(à venir)
anomalie NASA

(à venir)

global:
HN:
HS:
anomalie NOAA

(à venir)

global:
HN:
HS:

mesures satellitaires

(à venir)
évolution des banquises

(à venir)
ENSO

(à venir)

activité solaire

(à venir)

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indicateurs climatiques de juin 2015

Anomalie globale de température encore bien élevée au cours de ce mois de juin.

C’est l’hémisphère nord, dont l’anomalie est la plus élevée depuis 1948 qui tire le global vers le haut.
La hausse est également présente, dans une moindre mesure, dans la basse troposphère.
Côté Pacifique équatorial, les modèles prévoient désormais un épisode Niño très fort, du même ordre que celui de 1997-1998.

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anomalie de température de surface selon NCEP

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0615 ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.35°C (4ème plus chaud)
HN:       0.54°C (1er )
HS:       0.17°C (14ème )

 

anomalie NASA-GISS

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global: 0.76°C (1er plus chaud à égalité avec 1998)

HN: 1.01°C (1er plus chaud)

HS: 0.50°C (13ème plus chaud)

copie de mon post sur infoclimat concernant les résultats NASA-GISS:

Concernant les données de NASA-GISS comme celles de NOAA, d’ailleurs, il est à noter qu’il y a eu une forte correction à partir du 15 juillet, tout récente donc.

Cette correction consiste à prendre une nouvelle version des SST, on passe de ERSST v3b à ERSST v4, qui pousse assez fortement la température globale à la hausse au cours de ces dernières années et pour 2014-2015 en particulier.

Ainsi on se retrouve avec une anomalie globale de 0.91°C par exemple, au mois de mars 2015.

 

ci dessous le résultat de la correction en annuel:

 

v3b+v4_lrg.png

 

On voit que la période récente et en particulier 2014 est fortement relevée, mais la poussée en 1944  est encore plus spectaculaire et rend l’augmentation entre 1935 et 1944 (environ) encore plus forte qu’auparavant.

On notera que 1998 n’est pas touchée.

 

Personnellement je suis un peu gêné que toutes les corrections qu’on apporte depuis quelque temps, que ce soit C&W, ou celle des SST, en passant par les explications diverses d’un hiatus maintenant dans l’oubli, aillent toutes dans le même sens.

Statistiquement, toutes les « erreurs » qu’on fait ne peuvent être toujours dans le même sens.

En tout cas c’est très improbable.

 

je rappelle que je postais ceci pour mars:

 

Quote

 

Nouveau mois très chaud selon la NASA qui place ce mois de mars 2015 le 3ème plus chaud de ses relevés avec 0.84°C d’anomalie de température globale.

 

C’est encore l’hémisphère nord en grande partie responsable de cette anomalie, avec 1.17°C.

L’hémisphère sud est plus raisonnable mais chaud quand même avec 0.50°C.

 

C’est devenu 0.91°C pour le global, 1.24°C pour l’HN, 0.59°C pour l’HS.

Et du coup, mars 2015 est devenu le plus chaud de la base.

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Les abrutis de la canicule

Un gros coup de gueule pour dénoncer les abrutis de la canicule (je n’ai pas trouvé d’autres mots pour les qualifier) et autres décervelés qui jouissent de voir s’abattre sur un écosystème déjà desséché une vague de chaleur la plus forte possible.

aa
Oui, vous avez bien lu, la plus forte possible.

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Et pourquoi, je vous demande un peu?

Les raisons évoquées sont évidemment complètement loufoques.

J’ai lu sur un forum que c’était par intérêt scientifique, la bonne blague.
Des gens qui, entre parenthèses, ne savent pas écrire un mot derrière l’autre sans faire de faute d’orthographe ou grammaticale, se prétendent des scientifiques attendant l’extrême climatique pour faire progresser la science?
C’est risible non?
Pourtant c’est bien l’explication qui est donnée par une partie de ces excités de l’extrême.

Ou alors on peut lire: « mais ce sont des passionnés, vous ne pouvez pas comprendre »
Voilà, tout est dit, la passion expliquerait ce désir dément de voir le record de température dépassé.
N’importe quoi, vraiment.
Et çà n’excuse rien, les passionnés sont des gens potentiellement dangereux.
Une passion est, par définition, quelque chose qui vous empêche de considérer objectivement ce qui est en dehors de son domaine et qui va vous faire tout tenter pour obtenir l’extase, une fois le but atteint.
C’est un genre de maladie mentale et, en ce sens, elle conduit à tous les extrémismes, dont on ne va pas rappeler ici les ravages.

Non, en fait les abrutis de la canicule (terme ici générique englobant tous les extrêmophiles) , se cachant derrière des prétextes d’une niaiserie consternante, sont des gens sans réelle culture, mal éduqués (au sens propre) , incapables de supporter ce qu’ils considèrent comme une vie monotone.
Ils recherchent des sensations et, s’ils ne les trouvent pas dans un domaine particulier, en rechercheront ailleurs, quitte à les provoquer.
Ils sont généralement des voyeurs de la misère humaine, se déplaçant à la moindre catastrophe, souhaitant le plus de morts possible, afin de battre des records, comprenez.
Si des incendies de forêt se produisent lors des canicules ou des périodes de sécheresse, vous les verrez discuter âprement des records d’hectares brûlés.
Et surtout n’allez pas essayer de leur faire entendre raison, laissez çà à des gens spécialisés, par exemple les éducateurs, les psychologues, les psychiatres, que sais-je encore?

Des exorcistes??

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Le pire étant que la société humaine dans son ensemble, en mal de sensations, regorge de ce genre d' »abrutis de la canicule ».
C’est une évolution qui est mauvaise et dont il faudrait prendre conscience avant qu’il ne soit trop tard.

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indicateurs climatiques de mai 2015

1 anomalie globale suivant NCEP

Au 25 mai, l’anomalie de température de surface est largement positive.

Avec 0.40°C ce mois de mai est classé, s’il s’arrêtait là, en 2ème position des mois de mai les plus chauds depuis 1948:

 

0515 ncep

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indicateurs climatiques de mars 2015

La « bouffée chaude » se poursuit avec ce mois de mars 2015 en 3ème position des mars les plus chauds selon NCEP.

 

anomalie de température de surface selon NCEP

0315ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.39°C (3ème plus chaud)
HN: 0.54°C
HS: 0.23°C

 

reste des indicateurs à venir

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indicateurs climatiques de février 2015

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Mois encore très chaud selon NCEP, en 2ème place des févriers les plus chauds depuis 1948.

Il est à noter que les perspectives d’un épisode El Niño relativement fort se sont soudain renforcées.

Si tel était le cas, l’année 2015 aurait toutes les « chances » de battre un record de chaleur sur le plan global.

A suivre…

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anomalie de température de surface selon NCEP

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0215 ncep

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estimation basée sur les données ci-dessus:

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global: 0.34°C (2ème plus chaud)
HN:      0.46°C
HS:       0.21°C

aa

 

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anomalie NASA

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0215 nasa

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global: 0.79°C (2ème plus chaud derrière 1998)
HN:      1.10°C
HS:      0.47°C

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en Europe

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une Europe du sud-ouest froide, contrairement à celle du nord-est.

0215 europe temp

côté précipitations, situation, comme souvent, très contrastée:

0215 europe précip

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mesures satellitaires

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l’anomalie de température de la basse troposphère s’établit à 0.33°C, soit 0.1°C de plus que la moyenne de la dernière décennie (2005-2015).

0215 rss

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évolution des banquises

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aa0215 arctic 0215 antarctic

 

pas de changement dans les tendances.

on notera que la banquise globale augmente, en tendance depuis 1979, en février et plus généralement pendant l’hiver boréal.

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ENSO

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Selon le site australien de météorologie, le Pacifique équatorial Est et central s’est réchauffé de 0.2 à 0.3°C et les températures de sub surface de 2°C.

Il y aurait maintenant 50% de chance qu’un El Niño voit le jour dans les prochains mois.

0215 nino34 - Copie

0215 subsurf - Copie

le modèle australien prédit maintenant un El Niño fort pour l’automne hiver prochain.

0215 poama

 

 

tandis que la moyenne des prévisions des autres organismes prévoit le début d’un épisode vers juin/juillet 2015.

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0215 nino models ensemb

attention cependant à la fiabilité de tous ces modèles.

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activité solaire

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en déclin continu depuis 3 mois.

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0215 ssn

 

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