prévisions saisonnières de février 2018

Tout de même, la science des prévisions saisonnières est confondante d’exactitude et de justesse.

Un exemple?

La prévision de février 2018 établie du 01 au 10 janvier 2018:

Et celle réalisée 3 semaines après:

Faut le faire, non?

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Déséquilibre radiatif et 2017 année record pour la chaleur océanique

Le déséquilibre radiatif est un des paramètres-clés du réchauffement actuel.

Il représente le chauffage du système climatique soumis à un forçage extérieur, comme  l’activité solaire, les éruptions volcaniques, les injections de CO2, etc.

On pourrait le mesurer par satellite si les mesures étaient suffisamment précises.

Las, ce n’est pas le cas.

Il reste à mesurer le chauffage du système in situ et principalement dans l’océan.

Comme indiqué dans cet article, on a accès seulement avec une bonne précision, suite à l’utilisation des balises ARGO, aux premiers 1800m d’océan.

Le reste est estimé à l’aide de mesures partielles et de calculs.

L’article en question indique un chauffage de 0.61+-0.09 W/m2 pour le 0-1800m de 2005 à 2015.

C’est tout à fait conforme aux données NODC qui donnent 0.63W/m2 pour la même période.

Par extension, le déséquilibre total où s’ajoutent l’océan plus profond, les terres, la fonte des glaces, l’atmosphère, s’élève à 0.71 +-0.10 W/m2.

la moyenne des modèles indique pour cette période 1.02 W/m2.

La valeur haute des mesures est loin de cette mesure.

Ceci veut dire que si les données moyennes de forçages utilisées par les RCP sont valides nous sommes loin de la sensibilité de 3.2°C annoncée.

OUI mais sont-elles valides?

Selon l’AR5 du GIEC, le forçage anthropique varierait de 1.1 à 3.3 W/m2 en 2011.

Sans commentaires.

 

 

2017 année record pour la chaleur océanique.

Oui, et alors?

Certains, incorrigibles, pensent avoir trouvé dans ce record le Graal de l’emballement climatique.

Il n’en n’est rien, comme le montre cette courbe de l’OHC à partir des données NODC.

2017 est dans la continuité du réchauffement océanique depuis 2005.

La tendance linéaire depuis 2005 est même très légèrement inférieure à la tendance 2005-2015.

Pas d’emballement donc.

De plus l’incertitude sur l’OHC annuelle, d’après ceci, serait de 0.6 10^22 Joules (voir figure 5)

Il y a même recouvrement partiel entre 2015 (21.8 à 23.0 10^22 Joules) et 2017 (22.7à 24 10^22J)

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indicateurs climatiques de janvier 2018

 

Ce mois de janvier 2018, l’anomalie de température globale, selon NCEP, a renoué avec des valeurs enfin plus raisonnables.

En effet, avec 0.28°C, ce mois est le 7ème plus chaud des mois de janvier depuis 1948.

Encore une fois l’Arctique tire l’anomalie vers le haut car, sans lui, elle serait de 0.15°C seulement et ce mois arriverait ainsi en 13ème position des plus chauds.

Le blip de 2015-2016-2017 semble donc enfin derrière nous comme le montre la courbe d’anomalie de 2009 à 2018, puisque janvier se place exactement sur la moyenne 2009-2014:

 

L’évolution de l’anomalie semble relativement en phase avec la simulation CE:

Les SST, quant à elles, stagnent par rapport au mois dernier avec une anomalie de 0.21°C selon CADS:

Mais là encore on revient à des valeurs proches de la moyenne 2009-2014: 0.18°C.

Côté troposphère, UAH indique une anomalie de 0.26°C, çà baisse donc aussi dans l’atmosphère.

Pour les banquises, çà ne va pas fort depuis plusieurs années, on consultera  NSIDC à ce propos.

Pour l’ENSO, d’après le site de la météo australienne, il n’est pas encore bien établi que les conditions qui prévalent depuis plusieurs mois puissent aboutir au classement en Niña.

« In order for 2017–18 to be classed as a La Niña year, thresholds need to be exceeded for at least three months. Five of the eight climate models surveyed by the Bureau suggest this event is likely to last through the southern summer, and decay in the early southern autumn of 2018. With indicators hovering near thresholds since December, it remains to be seen if 2017–18 will be classed as an official La Niña year. »

C’est dire la faiblesse de l’évènement surtout par rapport au monstre qui l’a précédée.

En ce qui concerne les mois prochains, pas de chamboulement en vue car l’ENSO devrait rester neutre.

Il serait cependant logique que ça remonte un peu.

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trois blips

Nous appelons « blip » toute anomalie d’importance se superposant à l’évolution linéaire supposée du climat.

Nous avons déjà dit que l’El Niño de 2015-2016, que nous nommerons 15, était très fort et expliquait l’anomalie de température globale également très forte de ces 3 dernières années.

Il est intéressant de le comparer au fameux El Niño 97-98 (98) mais aussi à un évènement survenu au tout début des années 1940.

Cet blip (40), évoqué de façon très discrète par le mainstream, a de quoi surprendre par rapport aux deux autres.

Voyons tout d’abord la méthode utilisée pour comparer ces blips.

C’est simple: pour chaque anomalie globale, on enlève le trend linéaire des 30 années (sensées représenter l’évolution linéaire du climat) précédant la première année du blip.

Ah oui, important, on utilise l’anomalie de SST (température de surface des océans) globale issue de la base de la NOAA par rapport à 1981-2010.

L’utilisation des SST se justifie par le fait que les évènements sont avant tout océaniques, que la surface des océans en terme de chaleur est bien plus représentative que les terres et qu’elle couvre 70% du globe, que le signal est plus pur, la variabilité annuelle des terres étant plus importante que celle des SST.

Ci-dessous l’ensemble de l’anomalie des SST de 1880 à 2017 avec le pointage des blips comparés.

 

Ci-dessous la comparaison des blips (anomalies détrendées)

 

Comme on le constate à l’évidence, le blip 40 écrase ses concurrents 15 et 98 de très loin (ceci dit le blip 15 n’est peut-être pas terminé et pourrait rebondir à l’instar du 40)

Si on intègre les forces en °C.an, en ne retenant que les anomalies positives, cela donne les résultats suivants (avec les forces relatives en équivalent 98):

 

blip      force (°C.an)    force relative (unité =98)

40        1.82                   8.14

15        0.50                   2.23

98        0.22                  1

 

Le blip 40 est  8 fois plus fort que le 98 et environ 4 fois plus fort que le 15.

Le 15 est 2 fois plus fort que le 98.

 


discussion

Ces résultats doivent être considérés avec précaution quand on sait les atermoiements des climatologues concernant les mesures des SST.

Néanmoins, si on les considère comme valables, on peut tirer quelques enseignements importants.

Le blip 15, le plus récent, étant bien supérieur au précédent, le blip 98, explique le changement important de la tendance linéaire du réchauffement depuis 30 ans.

Certaines explications douteuses et partiales, de mon point de vue, imputent comme cause au blip 15, le réchauffement climatique par GES.

En admettant cette imputation, quid alors de l’explication du blip 40, quatre fois supérieur au 15 alors que le réchauffement anthropique était à l’époque trois fois plus faible que pour le 15?

La disproportion entre les deux évènements atteint le chiffre faramineux de 12 (4*3)

Comment expliquer cela?

Non, le blip des années 1940 vient anéantir complètement la cause anthropique pour le 15, le plus récent donc, sauf si l’année 2018 nous réserve des surprises.

Il est à noter de plus que la tendance linéaire des 30 années incluant les blips 40 et 15, jusqu’à leur maximum, est de 0.13°C/décennie pour le 40 et de 0.13°C/décennie également pour le 15 alors que le forçage anthropique est 3 fois plus fort.

D’où l’influence évidente de la variabilité sur cette tendance.

Bon, à mon avis, le blip 40, bien trop inconvenant, va bientôt être soit supprimé, soit très fortement réduit.

EDIT: en y regardant de plus près, le fameux blip 40 est décidément très bizarre.

En effet, il aurait du y avoir une phase Niño extrêmement puissante et longue si elle en était la cause.

Or là, s’il y a bien eu un épisode Niño celui-ci semble plutôt avoir été de force moyenne et pendant une période certes assez longue (1.5 ans environ) mais rien qui justifie une hausse aussi importante des SST.

La cause est donc à rechercher ailleurs…

 

EDIT: oui la base NOAA est bizarre, du moins pour la période du blip 40.

Si on regarde la base Hadley, c’est bien différent:

Le blip a presque disparu…

 

 

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De l’origine de la bouffée de chaleur de 2015-2017

L’anomalie de température de la période 2015-2017 a été de 0.49°C, selon NASA-GISS, par rapport à 1981-2010.

Si on considère la tendance linéaire des 30 années avant cette période, soit 0.165°C/décennie et qu’on détrende l’anomalie par rapport à cette tendance, l’écart de température devient pour 2015,2016,2017, respectivement de 0.15, 0.26, 0.16°C.

La moyenne pour ces 3 années s’établit donc à 0.19°C arrondi à 0.2°C.

Ce blip de 0.2°C, avec un maximum à 0.26°C, représente donc l’anomalie par rapport à un réchauffement supposé linéaire.

C’est une anomalie dans l’anomalie.

L’origine première de ce blip est la phase positive de l’ENSO, l’El Niño, démarrée en 2015.

Il est clair cependant, comme dit souvent ici, que le Niño de 2015 (15) s’est appuyé sur celui de 2014 (14), apparemment avorté.

C’est donc un très gros évènement, bien supérieur à celui de 1997-1998 (97)

Alors que le 97 avait été suivi d’une Niña (l’inverse du Niño) importante, le 15 (appuyé sur le 14) s’est poursuivi en 2016-2017 par une phase neutre très légèrement négative par  période.

Mais il y a eu autre chose en 2017 car l’anomalie est restée trop élevée.

Je considère pour ma part qu’une partie importante de l’anomalie de 2017 provient d’un Arctique très chaud toute l’année.

Concernant ce dernier point, l’origine principale, à mon sens réside dans une invasion d’eaux chaudes des latitudes inférieures au dessus de 65°N.

Certes les rétroactions positives peuvent jouer dans cette région mais pas à ce point et aussi brutalement.

 

Cet article récent reprend ce qui est dit ici, mais certaines affirmations sont surprenantes.

En particulier celle-ci:

« A 0.24°C jump of record warm global mean surface temperature (GMST) over the past three consecutive record-breaking years (2014-2016) was highly unusual and largely a consequence of an El Niño that released unusually large amounts of ocean heat from the subsurface layer of the northwestern tropical Pacific (NWP). This heat had built up since the 1990s mainly due to greenhouse-gas (GHG) forcing and possible remote oceanic effects »

 

Bon ils parlent de 2014-2016, alors que l’année 2014 était presque normale, et pas de 2017 qui était hautement anormale.(quoique cela conforte le fait que l’évènement a démarré en 2014, ce dont on ne parle que très peu)

Mais ce qui est le plus choquant est l’affirmation que la chaleur dégagée était accumulée depuis les années 90 et résultait principalement de l’action des gaz à effet de serre (GES).

Personnellement je ne vois pas comment on peut différencier une chaleur qui vient des GES de celle qui provient de l’accumulation naturelle dans le Pacifique ouest de chaleur lors de l’ENSO.

Les W/m2 ne sont pas marqués en rouge ou en vert à ce que je sache.

Alors certes il y a forcément une partie de réchauffement climatique dans le blip, ne serait-ce que parce que l’eau chaude accumulée est un peu plus chaude du fait du RC, mais un petit peu de RC accumulé depuis les années 90, là non.

Il serait ennuyeux que ce soit encore un moyen détourné pour rendre le RC anthropique responsable de tout, y compris des variations de température provenant des oscillations internes.

Ce serait encore un exemple de cette logique du « toujours plus » qui prévaut dans les cercles mainstream.

Toujours plus de réchauffement par rectification des données de température, toujours plus d’élévation du niveau de la mer, toujours plus de conséquences du réchauffement y compris récemment pour expliquer la vague de froid aux USA.

Ce que je me demande c’est jusqu’où ils oseront aller et franchement çà me désespère.

 

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Robock et le geoengineering

Sans doute depuis qu’il est né, pour Robock, le geoengineering (GE) c’est le Diable incarné.

Dans cette étude, encore une fois, il plante une banderille contre un GE, même pas encore au début du début d’un projet de mise en place.

En voici l’abstract (traduction google):

La géoingénierie solaire reçoit une attention accrue en matière de politiques en tant qu’outil potentiel pour compenser le réchauffement climatique. Alors que les réponses climatiques à la géoingénierie ont été étudiées en détail, les conséquences potentielles sur la biodiversité sont largement inconnues. Pour éviter l’extinction, les espèces doivent soit s’adapter ou se déplacer pour suivre les climats changeants. Ici, nous évaluons les effets de la mise en œuvre rapide, la poursuite et la fin soudaine de la géoingénierie sur les vitesses du climat – les vitesses et les directions avec lesquelles les espèces devraient se déplacer pour suivre les changements climatiques. Comparé à un scénario modéré de changement climatique (RCP4.5), la mise en œuvre de la géoingénierie rapide réduit ces vitesses vers zéro dans les « hot spots » de la biodiversité terrestre. En revanche, un arrêt soudain augmenterait ces vitesses à un rythme sans précédent (moyennes globales> 10 km an-1) qui sont plus de deux fois supérieures aux vitesses de changement climatique récentes et futures dans les « hot spots » de la biodiversité mondiale. En outre, comme les vitesses du climat auraient plus que doublé, une fragmentation rapide du climat se produirait dans les biomes tels que les prairies tempérées et les forêts où les vecteurs de température et de vitesse divergent spatialement de plus de 90 °. L’arrêt rapide de la géoingénierie augmenterait considérablement les menaces pour la biodiversité dues au changement climatique.

Enfin, je ne sais pas moi, mais d’une part on n’a pas à mettre le GE en oeuvre rapidement.

Il n’y a pas le feu au lac tout de même.

Quant à un arrêt soudain, d’autre part, c’est stupide de chez stupide.

Il est bien évident que si on met en oeuvre le GE, c’est une opération de longue haleine, qu’il n’est pas question d’arrêter du jour au lendemain.

Le GE, principalement par injection de substances réfléchissantes dans la stratosphère, reste une solution d’attente ou de secours, en attendant qu’on puisse réduire les émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre de manière très significative et durable et en parallèle que le GE par captage du CO2 atmosphérique puisse être mis en service a très grande échelle (dur dur à mon avis mais bref).

Quant à l’arrêter, allons Robock, que se passerait-il si d’un seul coup on arrêtait la production d’électricité, les transports, les vaccins, les antibiotiques, les engrais, etc. etc.?

Est-ce qu’on a déjà arrêté, ne serait-ce qu’un mois, la production et l’épandage d’engrais dans le monde depuis, allez, 60 ans?

Quant à la biodiversité, dont Robock, à mon avis, se fout complètement, que d’outrages elle a subi et subit depuis des dizaines, centaines, milliers d’années suite à l’action de l’Homme?

Quand on pense qu’en France, par exemple, ce sont les chasseurs qui gèrent la biodiversité animale et qui poussent des hauts cris avec force tags sur les routes, et avec leurs « amis » éleveurs, lorsqu’on réintroduit quelques malheureux ours dans les Pyrénées.

Risible.

Non Robock, franchement, cela devient du terrorisme intellectuel que de vouloir taper sur une solution possible permettant de réduire réellement le réchauffement climatique.

Heu mais remarquez, maintenant que j’y pense, finalement, quelque part, Robock, sans doute involontairement, apporte de l’eau au moulin GE.

En effet, si jamais, par hasard, inadvertance, folie (mode ironique), on démarrait le GE solaire, on aurait encore moins envie de l’arrêter, vues les conséquences apocalyptiques que décrivent Robock et consorts.

 

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évolution de la température de 1988 à 2017

Les climatologues retiennent, habituellement, une durée de 30 ans pour juger de l’évolution du climat.

Cette période est sensée être suffisamment longue pour que le bruit statistique soit fortement atténué et donc pour que la tendance linéaire ne soit pas trop dénuée de signification.

J’ai retenu la base NASA-GISS pour déterminer cette évolution.

Cette base est considérée comme « extrémiste » en ce sens qu’elle donne la plus forte évolution des températures de l’ensemble des autres bases de données.

Elle recueille en général, on s’en doute, l’assentiment de tous les partisans d’un réchauffement climatique fort.

Je vais donc donner ici l’évolution NASA-GISS brute et corrigée de l’ENSO et du Pinatubo.

Pour le Pinatubo, j’ai choisi de le gommer en le remplaçant par une évolution linéaire entre les deux années sensées borner ses effets.

Pour l’ENSO j’ai utilisé le modèle maison pour déterminer la correction à apporter.

C’est simple, on fait tourner le modèle avec ENSO, puis sans, et on fait la différence des températures globales obtenues pour obtenir la correction à apporter à la bases NASA-GISS.

Voici d’abord les données brutes par rapport à la moyenne 1981-2010.

puis les données corrigées:

 

Que peut-on observer?

1-l’anomalie de température corrigée a nettement diminué en 2015 et 2016 par rapport à la donnée brute, mais beaucoup moins en 2017.

2-la tendance linéaire diminue du brut vers le corrigé et ceci est quasi totalement du au gommage du Pinatubo

3-le rang des 3 dernières années est conservé mais avec des différences de taille entre le brut et le corrigé.

En effet, les années 2016 et 2017, bien que débarrassées de l’ENSO, semblent se détacher nettement du lot.

Alors s’agit-il du franchissement d’un seuil, de l’influence d’un réchauffement extrême de l’Arctique (que NASA-GISS prend en compte intégralement avec ses extrapolations)?

Ce réchauffement de l’Arctique est-il réellement à ce point ou y a t-il une exagération  due à la méthode de calcul NASA-GISS?

Y a t-il eu un autre phénomène lié à la circulation océanique, par exemple un déversement d’eaux chaudes vers les hautes latitudes?

Pour l’instant les experts en sont réduits à quelques débuts d’hypothèses.

En tout cas l’année 2018 sera cruciale pour savoir dans quoi nous sommes désormais engagés…

EDIT: influence de l’Arctique

En utilisant les données NCEP, très faciles d’emploi, on peut déterminer une influence de l’Arctique.

Je dis « une » car ce sont des données entièrement recalculées.

En appliquant la même méthode que plus haut on peut retrancher l’influence de l’Arctique et voici ce que ça donne:

Comme on le constate, les années 2016 et 2017 sortent encore du lot mais cette fois elles sont dans un ordre « logique » et 2017 est bien la plus chaude.

La tendance linéaire devient beaucoup plus faible puisque par rapport aux données brutes on a perdu le 1/3 de la valeur.

Les régions polaires sont assez pauvrement échantillonnées et leurs températures sont extrapolées à partir de quelques points de mesure.

Il n’y a pas de raison de ne pas en tenir compte, toutefois, il faut avoir tout ceci en tête, si on veut « s’amuser » à classer les années.

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