évolution de la température globale de 1979 à 2018

Ci dessous le graphique montrant l’évolution de l’anomalie globale de température, selon les observations et réanalyse d’une part (en bleu) et selon le modèle (maison) climat evolution (CE) (en orange) d’autre part.

Toutes les anomalies sont calculées par rapport à la moyenne 1981-2010.

Pour la courbe en bleu il s’agit de la moyenne entre NASA-GISS, Hadley selon Cowtan and Way (modifiée par kriging) et la réanalyse NCEP/NCAR.


Hormis la moindre variabilité de la courbe CE, cette dernière semble bien correspondre aux « observations ».Néanmoins la régression linéaire de CE, 0.196°C/décennie, est supérieure à celle « observée », 0.181°C/décennie.

La sensibilité climatique utilisée dans CE est de 2.5°C.

Elle donne une température de surface qui croît un peu plus vite que dans la « réalité » d’autant que le flux de chauffage ou bilan radiatif TOA de 2005 à 2015 est également supérieur pour CE, 0.81W/m2, que la partie médiane des observations selon Loeb et al 2017, 0.71W/m2.

On pourrait donc en conclure, un peu rapidement et sans que ce soit une certitude bien sûr, que la sensibilité climatique « réelle » se situerait plutôt entre 2 et 2.5°C.

Pour l’année 2018, CE donne une anomalie globale de 0.45°C alors que, pour le moment, celle observée (jusqu’à octobre pour Hadley et novembre pour NASA et NCEP) est de 0.39°C.

Il se confirme que 2018 sera très probablement la 4ème année la plus chaude de l’Histoire moderne.

Nota: je n’ai pas fait figurer les analyses satellitaires de la basse troposphère pour deux raisons.

1: il ne s’agit pas des mêmes milieux (comment comparer la température à 2m et à une altitude moyenne d’environ 3000m?).

2: il y a beaucoup trop de différence  entre les deux bases de données existantes, RSS et UAH

PS: concernant l’évolution RSS qui serait, d’après un commentaire, plus « plate » que l’évolution de la température de surface, ce graphique montre qu’il n’en n’est rien:

Avec 0.197°C/décennie on est bien supérieur à 0.181°C/décennie indiqué plus haut.

Par contre UAH, avec 0.13°C/décennie, soit 34% de moins qu’ UAH, est effectivement plus « plate », mais qu’ils se mettent d’accord entre eux, avant qu’on puisse publier leurs résultats.

Il y a suffisamment d’incertitude, de controverses, et de parti pris dans ce domaine, pour qu’on en rajoute.

Cet article a été publié dans indicateurs climatiques. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour évolution de la température globale de 1979 à 2018

  1. EV dit :

    Peut-on en savoir plus sur ce modèle CE ?

  2. meteor31 dit :

    bonjour
    des infos sur mon ancien blog (sur overblog) :
    http://climat-evolution.over-blog.com/article-34363705.html (principe de base)
    http://climat-evolution.over-blog.com/article-29141562.html (voir en 5: modèle multicouches)

  3. Jacques-Marie Moranne dit :

    Je trouve votre raisonnement un peu tendancieux :
    – d’une part vous vous appuyez sur une courbe traficotée on ne sait comment (moyenne modifiée et réanalysée selon vos propres termes)
    – les températures par satellites (UAH aussi bien que RSS) suivent des courbes beaucoup plus plates, en faible altitude, mais donc quand même plus proche du TOA (Top of Atmosphere) auquel vous vous référez dans votre « principe de base ».
    – plutôt que votre raisonnement « principe de base » + « modèle multi-couche » (qui nécessite de gros calculs d’ordinateurs), je pense qu’il est plus simple (et plus sain) de raisonner sur l’équilibre après doublement de la concentration de CO2.
    – la température au sol s’équilibre simplement par l’évaporation (chaleur latente) : 7% par °C, soit de l’ordre de 6,5 à 7 W/m2.°C (alors qu’un doublement du CO2 n’apporte guère plus de 2W/m2)
    – la température au TOA s’équilibre par un rayonnement plus chaud à l’altitude d’émission (en haut de la vapeur d’eau).

    • meteor31 dit :

      Attention de ne pas confondre flux instantané pour faire monter la teneur en vapeur dans l’atmosphère de 7% et la convection dynamique qui augmenterait vraisemblablement aussi, mais pas dans les mêmes proportions.
      Pour le reste non, RSS n’est pas plus plate, UAH oui d’accord.
      Pour les moyennes « traficotées » pas d’accord, évidemment, non plus, je vous renvoie à la définition de ce qu’est une réanalyse ainsi qu’aux modifications apportées par Cowtan and Way sur la base Hadley.
      Car, voyez-vous, mon souci, dans ce cas, était l’homogénéité.
      En ce sens que j’ai choisi des données vraiment globales et non partielles comme celles de la NOAA et de Hadley non modifiées.
      Attention aussi, mon modèle est très simple car il utilise justement la notion de sensibilité du système qui tient compte de l’action d’un forçage TOA sur la température de surface.
      La convection est implicite dans cette façon de faire.
      La seule complexité du modèle vient du fait que j’ai considéré 11 couches océaniques et une seule terrestre.
      On pourrait affiner mais je n’en vois pas la nécessité.

Répondre à Jacques-Marie Moranne Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.