nouvelle détermination de la sensibilité climatique à partir des observations

Ceux qui lisent ce blog savent que je calcule, à l’aide d’un modèle de budget thermique simple, une sensibilité climatique à partir des observations de température de surface Ts et de flux de chauffage du système terrestre dans son ensemble.

Les données de Ts sont fournies par NASA-GISS et HadCRUT4.

Ces deux données diffèrent faiblement suite à des prises en compte régionales différentes.

Les données de flux de chauffage proviennent cette fois d’une mesure directe satellitaire par CERES.

Cette mesure est figurée dans la note:

Improving Estimates of Earth’s Energy Imbalance

de Gregory C. Johnson1*, John M. Lyman1,2, and Norman G. Loeb3

 

ci dessous la figure 1 de cette note:

le flux moyen calculé de 2001 à 2015 est de 0.73W/m2.

C’est cette valeur qui sert au calcul.

Concernant les Ts j’utilise les tendances linéaires des deux bases de données ci-dessus.

Ces tendances de mai 1988 à avril 2018 à maintenant, sur les 30 dernières années sont respectivement de 0.19°C/décennie pour NASA-GISS et de 0.18°C/décennie pour HadCRUT4 (arrondies au centième).

 

résultats

En procédant par itération, j’estime une sensibilité climatique de 2°C.

La valeur de flux moyen est bien de 0.73W/m2 alors que le valeur du trend de Ts est de 0.20°C/décennie.

Au regard de cette dernière valeur, on peut même supputer une sensibilité légèrement inférieure à 2°C.

Cette valeur de 2°C se retrouve dans la littérature à ce sujet.

Voir par exemple cette étude:

Climate sensitivity estimates – sensitivity to radiative forcing time series and observational data

de Ragnhild Bieltvedt Skeie1, Terje Berntsen1,2, Magne Aldrin3, Marit Holden3, and Gunnar Myhre1

Concernant le futur, des auteurs indiquent que les modèles prédiraient une sensibilité croissante au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’équilibre alors que j’utilise une sensibilité constante.

voir par exemple:

Energy budget constraints on climate sensitivity in light of inconstant climate feedbacks

Je ne me prononcerai pas sur ce point dans cet article.

conclusion:

La méthode décrite ici, utilisant CERES, se passe donc de mesures, in situ, de déséquilibre radiatif, relativement imprécise (voir la figure 1 de la première note).

Elle utilise la base de données la plus optimiste en terme d’augmentation de température (NASA-GISS).

Elle corrobore de nombreuses autres études à ce sujet.

Elle sera donc utilisée pour mes estimations de température de surface futures, en attendant d’autres raffinements comme une éventuelle variation de la sensibilité avec le temps ou d’autres données concernant les forçages radiatifs.

 

 

 

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