retour sur 2017 année record pour la chaleur océanique

Regardons l’évolution de la chaleur océanique depuis 2005, en prenant cette fois l’exemple de la variation de chaleur entre 2016 et 2017.

La différence NODC entre les deux OHC est de 2.55 10^22J.

Cette différence correspond à un chauffage océanique de 2.16W/m2.

Il faut retrancher la tendance linéaire de 0.9W/m2 correspondant au RC long terme.

Il reste donc 1.26 W/m2 à expliquer.

Si on simplifie et qu’on ne considère que l’océan, la différence de SST (2017-2016)  est de -0.155°C et la différence TLT océan est de -0.12°C

Si on tient compte d’une émissivité de 0.7 pour l’atmosphère cela donne une variation de flux de chauffage, en Planck pur, de 0.55W/m2.

Ceci est la réponse sans modification de l’atmosphère.

Or, si la température baisse de 2016 à 2017, l’émissivité baisse aussi.

En effet, si la température baisse, la concentration en vapeur d’eau dans l’atmosphère baisse également (Clapeyron).

Difficile de savoir de combien baisse l’émissivité, mais ceci limite le chauffage puisque d’avantage de flux IR s’en va dans l’espace..

C’est le principe de la rétroaction positive, car une diminution de température entraîne une augmentation du flux et donc renforce la diminution de température initiale, c’est bien une rétroaction positive.

On est donc inférieur à 0.55W/m2, disons 0.4W/m2, encore assez loin de 1.26W/m2.

Alors?

Il y a l’erreur de mesure, 1W/m2 au maximum, qui pourrait tout expliquer, sinon il faut aussi tenir compte du bilan radiatif dans le domaine  visible (ASR pour utiliser le jargon : Absorbed Solar Radiation)

Il faudrait que, de 2016 à 2017, il y ait réduction de l’albédo.

Cette réduction pouvant provenir  des nuages, par exemple.

Une diminution de l’albédo c’est un flux absorbé qui augmente et donc une tendance à l’augmentation de la température.

Une tendance à l’augmentation déclenchée par une diminution de température, c’est une rétroaction négative.

Prendre au pied de la lettre le fait que 2017 subisse un record de chaleur océanique, pour supputer un emballement du réchauffement, sans considérer l’incertitude sur les mesures de chaleur océanique, ni le fait, qu’à défaut, il existerait une rétroaction négative éventuellement importante, est déraisonnable.

 

Nota important: les calculs ont été faits à partir de moyennes de température globale.

 

 

 

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